Tiantsoa Rakotomanga 19 ans 214e mondiale remporte le WTA 250 de Sao Paulo et signe son premier titre WTA en battant Janice Tjen 6 3 6 4 apres un retour spectaculaire 5 0 puis tie break 9 7 et devrait atteindre la 131e place
Revivez la victoire de Tiantsoa Rakotomanga, 19 ans, qui remporte son premier titre WTA à São Paulo (6-3, 6-4) et devrait grimper vers la 131e place.
Une semaine parfaite à São Paulo
Tiantsoa Sarah Rakotomanga Rajaonah a remporté dimanche le tournoi WTA 250 de São Paulo, signant ainsi son premier titre sur le circuit principal à 19 ans. La Française, originaire d’Antsirabe (Madagascar) et passée par le circuit secondaire, a battu l’Indonésienne Janice Tjen en deux manches (6-3, 6-4) pour conclure une semaine de tournoi où elle n’a cessé de monter en puissance.
La finale a été l’illustration d’une domination globale. Rakotomanga a su imposer sa gaucherie et son rythme en début de rencontre, contrôlant l’échange et convertissant les rares opportunités offertes à son adversaire. Si une alerte est survenue dans le second set — après avoir mené 6-3, 3-0 et bénéficié d’un double break, elle a vu Tjen se relancer — la Française a gardé son calme pour préserver sa mise en jeu et conclure le match sans avoir à forcer un troisième set.
La victoire a offert un moment fort du protocole : lorsqu’elle a pris la parole, Rakotomanga a remercié les supporters en anglais avant de glisser quelques mots en français, sous les acclamations d’une délégation de supporters tricolores qui avaient même entonné la Marseillaise pendant le match.
Du premier tour à la consécration : le parcours de la semaine
Le triomphe de São Paulo n’est pas venu sans épisodes dramatiques. Au premier tour, contre la Mexicaine Ana Sofía Sánchez, Rakotomanga a failli voir son tournoi s’arrêter — elle était menée 5-0 dans le troisième set avant de renverser la situation et de s’imposer au tie-break décisif, 9 points à 7. Ce match a montré sa capacité à garder la ténacité dans les moments de crise, compétence souvent déterminante pour les jeunes en pleine progression.
Au total, la Française a battu trois joueuses mexicaines au cours de la semaine, un détail anecdotique mais révélateur de la répétition d’adversaires d’un même profil. Il faut également souligner le contexte du tableau : São Paulo, cette année, ne présentait pas un plateau très dense en têtes d’affiche — seules sept joueuses du Top 100 figuraient dans le tableau principal —, ce qui n’enlève rien à la valeur du titre mais doit être pris en compte pour mesurer l’exploit à l’aune des classements.
Avant São Paulo, Rakotomanga n’avait jamais dépassé les quarts de finale dans un tournoi WTA ; son meilleur résultat remontait à avril, au WTA 250 de Rouen, où elle avait déjà montré des signes prometteurs. Classée 214e à son arrivée au Brésil, elle devrait effectuer une remontée significative dans le classement WTA, la week‑end suivant son succès la propulsant aux alentours de la 131e place, selon les projections basées sur les points attribués.
Ce titre est d’abord un jalon personnel pour une joueuse qui, par son âge et son expérience limitée sur le circuit principal, reste une inconnue pour beaucoup. Il confirme néanmoins la profondeur du vivier français : après les performances notables de Loïs Boisson à Roland‑Garros et de Terence Atmane à Cincinnati, Rakotomanga s’inscrit dans une génération qui multiplie les surprises et les faits d’armes.
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