Tokyo McLaughlin Levrone sacrée en 47,78 s, Paulino 47,98 et Salwa Eid Naser 48,19 un podium historique qui rapproche les repères chronométriques des années 1980
À Tokyo, McLaughlin-Levrone remporte le 400 m en 47,78 s. Paulino (47,98) et Naser (48,19) complètent un podium historique. Résultats à confirmer.
Sydney McLaughlin-Levrone a confirmé, jeudi soir à Tokyo, qu’elle avait encore des ressources à puiser. Dans une finale du 400 mètres d’une intensité rare, l’Américaine a pris le leadership dès les premiers mètres et n’a jamais cédé, décrochant le titre mondial en 47″78 — chrono qui s’inscrit parmi les plus rapides de l’histoire de l’épreuve féminine et vient couronner une ambition annoncée après les Jeux de Paris 2024 : ajouter le titre du 400 m plat à son palmarès déjà exceptionnel sur 400 m haies.
Le déroulé de la finale
Dès le départ, McLaughlin-Levrone a imposé un tempo élevé, comblant rapidement l’écart qui la séparait d’Amber Anning, partie en couloir 6 et présentée parmi les candidates sérieuses. Installée au couloir 5, l’Américaine a contrôlé la course dans le dernier virage puis déroulé dans la ligne droite finale pour franchir la ligne en 47″78.
La course a été d’autant plus spectaculaire que Marileidy Paulino, partie depuis le couloir 9, a répondu présente. La Dominicaine, championne olympique en titre, est partie très vite et a résisté à l’accélération de McLaughlin-Levrone pour terminer en 47″98, synonyme de deuxième place et d’une performance elle aussi remarquable sous la barre des 48 secondes.
La Bahreïnienne Salwa Eid Naser complète le podium en 48″19, offrant une composition finale rare par sa densité de performances. McLaughlin-Levrone, Paulino et Naser ont livré une course vive et tactiquement bien maîtrisée, où la vitesse de départ de certaines concurrentes a été contrée par la capacité de l’Américaine à maintenir une vitesse élevée tout au long du tour.
Contexte historique et signification des performances
La soirée nippone a remis en lumière des repères chronométriques longtemps intouchés. Avant cette finale, seules deux chronos féminins étaient descendus sous les 48 secondes : Marita Koch (47″60 en 1985) et Jarmila Kratochvílová (47″99 en 1983). Avec 47″78 et 47″98, McLaughlin-Levrone et Paulino s’inscrivent donc dans une catégorie d’exception et contribuent à dépoussiérer des références datant des années 1980.
Le podium (47″78, 47″98, 48″19) figure parmi les plus rapides de l’histoire moderne du 400 m féminin. Au-delà des chiffres, cette course traduit aussi l’évolution des profils d’athlètes : McLaughlin-Levrone, d’abord identifiée comme reine du 400 m haies (record du monde et titres olympiques), réussit la transition vers le plat à un niveau planétaire, illustrant la polyvalence et la capacité d’adaptation des meilleures sprinteuses contemporaines.
Sur le plan compétitif, la performance de Paulino rappelle que la hiérarchie peut être bousculée par des stratégies d’allure différentes — un départ risqué mais payant pour la Dominicaine — alors que la constance sur la distance et la gestion de la vitesse dans le dernier 100 m font souvent la différence.
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