Trio gagnant : Groupama-FDJ évite le piège du jeu de massacre.
Un Tour des Flandres 2024 incertain et riche en rebondissements
Eux, la supériorité numérique ils connaissent. Alors qu’elle avait abordé la saison 2024 avec l’idée que le duo Stefan Küng – Valentin Madouas avait ce qu’il fallait pour, pourquoi pas, en profitant d’un scénario particulier, remporter une grande classique, un Monument. A ce duo, on peut ajouter Laurence Pithie, qui fut sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne et sur Gand-Wevelgem à un mont de basculer avec ceux qui se jouaient la victoire.
Trois hommes qui peuvent compter, c’est un luxe et d’autant plus dans la configuration du Tour des Flandres qui s’annonce dimanche. Les Visma mais aussi les Lidl-Trek et les Intermarché – Wanty, autant d’équipes qui peuvent ambitionner de remporter le Tour des Flandres et qui ont souffert dans leur chaire mercredi sur A Travers la Flandre. Les premiers ont perdu Wout van Aert, les seconds Jasper Stuyven et se posent des questions sur Mads Pedersen comme les derniers pour Biniam Girmay.
Autant de données qui changent la face d’un « Ronde » qui semble offert à Mathieu Van der Poel (Alpecin-Deceuninck). C’est précisément cet état de fait qui rend ce Tour des Flandres 2024 plus incertain que ses deux précédents, quand les gros bras étaient deux comme en 2022 (Van der Poel et Pogacar) ou trois comme en 2023 (Van der Poel, Pogacar, Van Aert).
Les atouts de l’équipe Groupama-FDJ face à l’adversité
Troisième surprise en 2022, Valentin Madouas avait semé de sacrés indices sur sa propension à briller sur ces courses. Cinquième et sixième ces deux dernières saisons, Stefan Küng croit lui encore en ses chances de réaliser un gros coup flandrien. « On sait que cette année sera meilleure que les années précédentes, on a un collectif qui est plus fort, des leaders avec plus d’expérience, nous disait le Breton en début de saison avant, déjà, d’évoquer la course d’équipe.
Maintenant on sait comment courir avec Stefan, on sait qu’on a cette chance d’être deux dans le final de chaque course. Pour les battre, le fait d’être deux sera un gros avantage. On va pouvoir jouer tactiquement, et j’espère, aller chercher une classique. » « Pour pouvoir battre les grands, il faut à la fois profiter de leur rivalité mais aussi mettre en avant notre avantage, confirmait le Suisse au même moment. Nous avons plusieurs cartes et cette année je pense que ce sera encore plus le cas que les autres. Ce qui va nous rendre plus forts sur ces courses. »
Le grand Küng espérait-il déjà l’avènement de Laurence Pithie ? On peut en douter tant son explosion pour sa deuxième saison a pris tout le monde de court, y compris sa formation qui doit désormais cravacher pour le conserver en 2025 alors qu’un intérêt appuyé de Bora-Hansgrohe est évoqué. « Je ne suis plus si loin. Je crois que j’étais en bonne compagnie avec le champion du monde et l’ex-champion du monde… C