UAE Emirates écrase la Vuelta : 7 victoires et 80 succès en 2025, dilemme entre étapes répétées et sacre de João Almeida face à Vingegaard
UAE accumule 7 victoires à la Vuelta et 80 succès en 2025. L'équipe hésite entre viser des étapes ou concentrer l'effort sur Almeida.
La Vuelta ressemble, depuis le départ à Turin, à un récital presque sans fausse note pour UAE Emirates-XRG. Dominatrice depuis le début de la saison, l’équipe a accentué son emprise ces dernières semaines : Marc Soler a signé la dernière étape, portant à sept le total des succès de la formation en 14 étapes disputées (sept en comptant la victoire collective du contre-la-montre, la 11e étape ayant été neutralisée). Quatre coureurs différents ont levé les bras sous le même maillot — Jay Vine, Juan Ayuso, João Almeida et Soler — un signe de profondeur d’effectif rare sur un grand tour moderne. Alors que la Vuelta n’a pas encore entamé sa dernière semaine, UAE affiche une supériorité quantitative et qualitative qui interroge le paysage du cyclisme par équipes aujourd’hui.
UAE : accumulation de victoires et quête d’un record
Au-delà de la simple domination sur la Vuelta, le récit s’inscrit dans une dynamique saisonnière impressionnante : selon le décompte repris par la couverture médiatique, l’équipe a atteint la marque de 80 victoires en 2025, se rapprochant du record de 85 succès établi en 2009 par HTC‑Columbia. Ce parallèle est éclairant. À l’époque, l’équipe américaine alignait des spécialistes du sprint — Mark Cavendish, André Greipel — qui convertissaient les opportunités en victoires au quotidien. Chez UAE, la majorité des succès provient d’actions collectives ou de coups d’éclat en montagne et en échappée, plus « cyclistes » et moins dépendants des sprints massifs.
La comparaison illustre aussi une différence de stratégie : accumuler les victoires d’étapes crée une aura et une couverture médiatique immenses, mais ces succès ne remplacent pas nécessairement une ambition de victoire au classement général (GC), surtout quand l’adversaire à battre s’appelle Jonas Vingegaard et que la Visma | Lease a Bike reste une machine structurée autour de cet objectif. Néanmoins, pour le sponsoring et la visibilité, l’approche multiple d’UAE est extraordinairement efficace.
Un dilemme tactique : étapes ou général ?
La question centrale qui se dégage de ces jours de course est tactique. João Almeida, protagoniste constant et souvent placé derrière Vingegaard, semblait espérer un soutien franc pour viser un résultat général élevé — ce qu’il a réclamé publiquement après Valdezcaray. Depuis, l’équipe lui accorde davantage d’assistance, mais UAE continue aussi d’envoyer quotidiennement des coureurs à la recherche de succès d’étapes. Ce double objectif a des vertus (flexibilité, multiplication des options) mais aussi des limites : diluer les ressources peut coûter cher si l’on veut réellement renverser un leader aussi solide que Vingegaard.
Sportivement, Almeida apparaît proche du Danois sur le plan des capacités ; il lui manque peut‑être une équipe entièrement centrée sur lui durant plusieurs journées décisives. En revanche, la mécanique des victoires d’étapes, parfois spectaculaires comme le numéro de Soler à La Farrapona, renforce la supériorité psychologique et le contrôle du peloton. Le débat reste ouvert : vaut‑il mieux viser la gloire ponctuelle et médiatique à répétition, ou concentrer toutes les forces sur l’unique cas le plus prestigieux — le maillot rouge final ?
Évaluer la portée de cette stratégie demande de nuancer : les victoires d’étapes maintiennent la cohésion de l’équipe, récompensent des coureurs qui cherchent à exister et assurent une couverture médiatique permanente. Mais elles peuvent aussi coûter mentalement et physiquement lorsque l’on a un leader pour le GC à protéger.
Relevé · Fiabilité des sources citées
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Pour consolider les faits et les chiffres (nombre total de victoires, comparaisons historiques, consignes d’équipe), il est préférable de recouper avec : les communiqués officiels d’UAE Emirates, les résultats validés par l’organisateur de la Vuelta (Unipublic) et la base de données indépendante ProCyclingStats, ainsi que les communiqués de l’UCI pour les décisions réglementaires. Ces sources complètent utilement la couverture télévisée et réduisent les risques d’erreur.
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En guise de conclusion, la Vuelta offre un double spectacle : la démonstration collective d’UAE et le suspense du classement général. La fin de la course dira si la stratégie de l’équipe, oscillant entre conquêtes d’étapes et ambition au général, lui permettra de convertir sa domination chiffrée en le plus grand des trophées ou si elle restera surtout une collection de victoires éclatantes.
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