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Un accès facilité pour les sportives Allaitantes après l'intervention d'Agbégnénou

Des mesures spéciales pour les sportives aux Jeux Olympiques de Paris 2024

Des chambres dans un hôtel près du village olympique à Saint-Denis seront mises à disposition des sportives françaises qui allaitent leur enfant et ne peuvent pas séjourner dans le village principal. Cette décision a été annoncée par le comité olympique français en réponse à une demande publique de la judoka Clarisse Agbégnénou, qualifiée pour les JO et mère d’une petite fille en bas âge.

Astrid Guyart, secrétaire générale du comité olympique français (CNOSF), a souligné la règle stricte du village olympique interdisant aux enfants d’y passer la nuit. Cependant, les enfants peuvent être invités en journée, bien que les pass soient limités et souvent réservés au personnel médical ou sportif. Afin de garantir des conditions optimales aux compétitrices qui allaitent et de prendre en considération la parentalité, un hébergement à l’hôtel Pleyel, situé à proximité du village olympique, sera proposé.

Cet hôtel, en cours d’ouverture, offrira un espace familial de 100 mètres carrés où les parents pourront passer du temps avec leurs enfants, quel que soit leur âge. Ce service sera opérationnel dès l’ouverture du village olympique le 18 juillet 2024. Astrid Guyart a souligné que cette initiative, sans précédent, vise à être pérenne et à ne pas se limiter uniquement aux Jeux de Paris.

Des dispositions similaires pour les Jeux Paralympiques

Pour les Jeux Paralympiques, un système similaire sera mis en place. Les sportives pourront voir leur famille au sein du club France, avec la possibilité, prévue depuis longtemps, de rencontrer leurs proches au village en journée grâce à un pass. Les parents d’enfants de moins d’un an auront accès à ce dispositif, tandis que le comité paralympique examinera les demandes d’hébergement à l’hôtel, en particulier pour les mères allaitantes.

Marie-Amélie Le Fur, présidente du comité paralympique français, a souligné l’importance de ces mesures dérogatoires qui permettent aux athlètes de mieux concilier leur vie sportive et familiale. Manon Genest, para athlète qualifiée pour le saut en longueur, s’est dite rassurée et reconnaissante pour ces dispositions qui lui permettent de se préparer sereinement pour les Jeux.

Ces initiatives, bien que représentant un coût de 40 000 euros pour le comité olympique français, sont accueillies favorablement par les athlètes et soulignent l’importance de soutenir la parentalité et d’offrir des conditions optimales aux compétitrices pendant les compétitions internationales majeures.

La rédaction de Commons

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