US Open 2025 Leandro Riedi renaît après deux opérations et huit mois d'absence se qualifie pour les huitièmes et affrontera Alex de Minaur tandis que Jérôme Kym confirme la vitalité du tennis suisse
Découvrez Leandro Riedi, revenu après deux opérations, qualifié pour les huitièmes de l’US Open 2025 et opposé à Alex de Minaur.
Il existe bien une vie du tennis suisse après Roger Federer et Stan Wawrinka : moins dorée peut‑être, mais bien présente. À l’US Open 2025, deux Suisses sont parvenus à rallier la troisième manche du tableau principal après être sortis des qualifications — une performance d’autant plus notable que, au départ, aucun Helvète n’était engagé dans le grand tableau. Si Jérôme Kym s’est arrêté au 3e tour face au finaliste 2024 Taylor Fritz, en arrachant toutefois une manche, l’histoire continue pour Leandro Riedi, qualifié pour les huitièmes où il affrontera Alex de Minaur.
Un retour de très loin
Leandro Riedi est l’archétype du come‑back. Classé 435e mondial au moment de l’US Open, il est parvenu à se frayer un chemin jusque dans la seconde semaine d’un Majeur après une année marquée par deux opérations et huit mois sans compétition. Sa première blessure — ressentie lors des qualifications de l’édition précédente — a révélé, dit‑on, un « dommage structurel dans un petit os » du genou droit, suivi d’une opération fin septembre et d’une convalescence de quatre mois. La reprise a été gâchée par une nouvelle blessure en janvier, qui l’a contraint à une seconde intervention et à une longue période d’arrêt.
De retour en compétition à la mi‑mai sur le circuit Challenger, Riedi a d’abord franchi les qualifications à Flushing Meadows, puis éliminé Pedro Martínez en trois sets au premier tour du tableau principal, avant de venir à bout de la tête de série n°19 Francisco Cerúndolo après un match où l’Argentin avait pourtant eu l’avantage. En se qualifiant pour les huitièmes, Riedi devient l’un des rares joueurs classés aussi bas à atteindre ce stade en Grand Chelem — comparaison qui rappelle Richard Krajicek à Wimbledon 2002 — une statistique qui mérite toutefois vérification auprès des archives officielles.
Son parcours a parfois bénéficié d’aléas favorables : en seizièmes, Kamil Majchrzak a dû abandonner en fin de premier set à cause d’une déchirure d’un muscle intercostal, permettant à Riedi de poursuivre sans épuiser toutes ses forces. Néanmoins, la feuille de route reste solide : victoire en qualifications, performance face à des joueurs établis et une capacité évidente à endurer les longues journées de compétition malgré une gêne persistante à la jambe gauche — un souci dont Riedi lui‑même a fait état.
Enjeux sportifs et économiques
Au‑delà de l’aspect sportif, la progression de Riedi a des conséquences immédiates et tangibles : financièrement et au classement. Selon les chiffres communiqués lors du tournoi, sa performance lui assure un pactole significatif (environ 400 000 dollars) et une remontée spectaculaire au classement ATP, proche de la 160e place, ce qui représenterait un gain d’≈270 places par rapport à sa position au départ du tournoi. Ces chiffres expliquent pourquoi ce type de parcours change la donne pour un joueur sortant de longues blessures : il permet de financer la saison, d’atteindre plus facilement les tableaux principaux et d’améliorer les conditions de préparation.
Sportivement, la perspective d’affronter Alex de Minaur, membre du Top‑10, offre à Riedi l’occasion d’un exploit majeur — une victoire qui transformerait le récit de sa saison en exploit retentissant. Mais le Suisse a fait preuve de lucidité : il ne se dit pas particulièrement optimiste à cause de douleurs persistantes à la jambe et anticipe un match où il faudra « serrer les dents ».
Quant à Jérôme Kym, sa performance au 3e tour — parti des qualifications et capable de pousser un récent finaliste de Grand Chelem — confirme que le vivier helvète a des éléments prometteurs, même si le niveau d’ensemble du pays a inexorablement changé depuis l’ère des champions mondiaux.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
-
– ATP (site officiel) : source très fiable pour déclarations de coachs, bilans médicaux officiels et statistiques de jeu — l’article cite un propos du coach Yannik Steinegger repris sur le site de l’ATP, ce qui est crédible.
-
– Eurosport / HBO Max : sources de diffusion et de couverture journalistique reconnues ; fiables pour la retransmission et le calendrier du tournoi, mais à compléter par les communiqués officiels pour les chiffres précis (prix, points).
-
– Instagram (post personnel de Riedi) : source primaire utile pour les impressions et photos post‑opération ; fiable pour attester qu’un message existe, mais à considérer comme témoignage personnel plutôt que comme donnée médicale ou statistique complète.
-
– Statistiques historiques (comparaison avec Krajicek 2002, place ATP, gain de ~270 places) : plausibles mais à vérifier auprès des archives ATP/Grand‑Chelem et du calcul officiel des points. Les archives et le tableau des points ATP restent les références pour confirmer ces éléments.
-
En synthèse, le récit central — la renaissance de Leandro Riedi après deux interventions et huit mois d’absence, son parcours par les qualifications et sa place en huitièmes de l’US Open — repose sur des faits cohérents et rapportés par des sources généralement fiables. Pour les chiffres précis (classement exact post‑tournoi, comparaison historique très spécifique), il convient toutefois de croiser avec les données officielles ATP et les communiqués du tournoi.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.