US Open Jiri Lehecka bat Adrian Mannarino en quatre manches 7 6 6 4 2 6 6 2 en 3h14, le Tchèque de 23 ans rejoint les quarts de son deuxième Grand Chelem tandis que Mannarino 37 ans manque sa première demi
Le Tchèque de 23 ans s'impose 7-6, 6-4, 2-6, 6-2 en 3h14 et avance en quarts ; retour sur un duel entre expérience et puissance.
Adrian Mannarino a frôlé l’exploit mais s’est heurté à la résistance d’un Jiri Lehecka solide et constant : le Tchèque, 23 ans et 20e joueur mondial, s’est imposé en quatre manches longues 7-6(4), 6-4, 2-6, 6-2 après 3h14 de jeu, ce dimanche en huitièmes de finale de l’US Open. Pour Mannarino, 37 ans, c’était une nouvelle tentative — sa 61e — de rentrer pour la première fois dans le dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem ; pour Lehecka, c’est la confirmation qu’il peut répéter sa performance de l’Open d’Australie 2023 en atteignant un deuxième quart majeur. Le verdict tombe donc sans surprise : un duel de styles, où l’expérience et la ténacité du Français ont buté sur la puissance et l’initiative du jeune Tchèque.
Le match en bascule
Le premier set a donné le ton d’une rencontre équilibrée et nerveuse. Mannarino a réussi à pousser Lehecka au tie-break, s’appuyant sur sa capacité à varier les trajectoires et à prolonger les échanges pour frustrer l’attaquant adverse. Mais au tie-break, Lehecka a su élever son niveau dans les moments-clés, prenant l’ascendant et empochant la première manche.
Le second set a été marqué par quelques bris et une domination progressive du Tchèque, plus agressif, qui a trouvé des solutions pour dicter les échanges et a conclu 6-4. Mannarino n’a pas fléchi émotionnellement : après un troisième set remporté 6-2, outil d’un sursaut d’orgueil et d’un meilleur pourcentage en retour, il a laissé entrevoir la possibilité d’un retournement. Mais la fatigue, l’usure des longs échanges et la capacité de Lehecka à remettre la pression au service et dans les rallies décisifs ont eu raison du Français au quatrième set, que Lehecka a scellé 6-2.
Sur le plan tactique, Mannarino a cherché à allonger le match, à forcer Lehecka à bouger et à commettre des fautes ; il a limité les occasions directes offertes au Tchèque mais n’a pas su convertir suffisamment les rares moments où il a pris l’initiative. De son côté, Lehecka a montré une maturité grandissante dans la gestion des points importants, un service plus régulier et une prise de risque contrôlée, notamment dans les phases d’attaque depuis le fond du court.
Conséquences sportives et humaines
Pour Jiri Lehecka, la qualification en quart de finale d’un deuxième Grand Chelem à 23 ans confirme sa montée en puissance : il se retrouve en lice pour des matches à haute intensité face à l’élite — en l’occurrence, il affrontera le vainqueur du duel sur le court central entre Carlos Alcaraz et Arthur Rinderknech. La suite du tournoi pourrait être un test majeur de sa capacité à enchaîner face à des adversaires aux profils très différents.
Pour Adrian Mannarino, la défaite est une déception mesurée mais significative. Loin d’être anecdotique, sa performance — arrivée à un âge où beaucoup ont rangé les raquettes — rappelle la longévité possible dans le tennis moderne. L’ancien combattant a confessé ces dernières semaines qu’il envisageait sérieusement de mettre fin à sa carrière ; son parcours à New York, parsemé d’efforts et d’initiatives, reste un beau testament sportif. Qu’il parte bientôt ou qu’il poursuive, ce match consolidait l’image d’un joueur persévérant et dangereux sur surface dure.
Au-delà du seul résultat, la rencontre illustre aussi la transition générationnelle du circuit : la fougue et la puissance des jeunes Tchèques et Espagnols rencontrent l’expérience et la science des vétérans. Le tennis actuel récompense la polyvalence, l’endurance mentale et la capacité à gérer les bascules de match sur des formats de cinq sets.
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Cependant, certaines affirmations historiques présentes dans le texte — notamment la référence à « l’Australien John Pearce » comme détenteur du record du plus vieux premier quart de finale majeur (36 ans et huit mois en 1960) — méritent une vérification croisée. Les archives des tournois du Grand Chelem (Australian Open, archives de la FFT, site de l’ATP et du Grand Slam) sont les sources à privilégier pour valider ce type de donnée historique : elles offrent des bases factuelles retrouvables match par match et année par année.
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