UTMB autour du Mont-Blanc: D'Haene abandonne, Tom Evans file avec plus de 20 minutes d'avance tandis que la lutte féminine entre Dauwalter, Croft et Bruyas reste ouverte malgré pluie et neige
Suivez l'UTMB: Tom Evans creuse l'écart, D'Haene abandonne et la course féminine reste ouverte entre Dauwalter, Croft et Bruyas.
Au ravitaillement de Trient, en Suisse, vers 9h30, la course a pris une tournure décisive : le Britannique Tom Evans pointait avec plus de vingt minutes d’avance sur l’Américain Ben Dhiman et le Britannique Josh Wade alors que les leaders n’avaient plus qu’une trentaine de kilomètres à parcourir sur les 174 km du parcours autour du Mont‑Blanc.
Un leader solide, des favoris attendus
Tom Evans, troisième de l’épreuve en 2022 et âgé de 33 ans, a fait partie du groupe de tête depuis le départ et a imprimé son rythme dans le Grand Col Ferret, l’une des principales difficultés du tracé. Julien Chorier, directeur des sports de l’UTMB, cité par l’AFP, a souligné que la performance d’Evans n’était « pas une surprise » tant il figurait sur les shortlists des favoris. Selon Chorier, l’avance acquise permet au Britannique d’absorber « les petits moments de doute » inhérents à une course aussi longue.
La dynamique de la course masculine semblait donc établie à mi‑parcours, mais l’UTMB reste réputé pour ses revirements : les sorties nocturnes, la fatigue accumulée et des conditions météorologiques changeantes peuvent toujours rebattre les cartes dans les derniers secteurs techniques.
Suspense chez les femmes et montée des challengers
Chez les femmes, la situation restait plus ouverte. Courtney Dauwalter, triple lauréate à Chamonix et favorite annoncée, a été poussée dans ses retranchements et a connu des phases difficiles là où on la voit habituellement dominer. La Néo‑Zélandaise Ruth Croft a exercé une pression soutenue durant la nuit, tandis que la Française Camille Bruyas a également figuré en tête à plusieurs moments.
Entre La Fouly et Champex‑Lac, Croft est parvenue à relancer la course et à reprendre un rythme affirmé, tandis que Dauwalter alternait reprises et replis selon les secteurs. Julien Chorier a résumé la situation en expliquant que Dauwalter « n’a pas pu gérer comme elle a l’habitude de le faire » cette année, en raison notamment de deux challengers qui ne l’ont jamais lâchée.
Conditions de course et incidents
Partis la veille de Chamonix pour une grande boucle franchissant France, Italie et Suisse, les quelque 2 300 coureurs ont affronté des averses quasi continues durant la soirée, évoluant dans la boue, le froid et parfois la neige. Des températures ressenties allant jusqu’à −7 °C et des sols détrempés ont provoqué de nombreuses chutes et contraint les organisateurs à raccourcir légèrement le parcours avant le ravitaillement du Lac Combal.
Plusieurs témoignages recueillis sur place illustrent la rudesse des conditions. Loïc Muller, 34 ans, participant pour la première fois à l’UTMB, a raconté au micro de l’AFP qu’au col du Bonhomme « c’était pluie, neige, pluie, boue, on est tous tombés au moins une fois ». Thibault Noailles, venu accomplir la boucle avec un ami, a évoqué des montées alourdies par la boue et des descentes ponctuées de chutes « à gogo », laissant des traces visibles sur les vêtements et le matériel.
Abandons et conséquences sportives
Parmi les abandons de la nuit, celui du Français François D’Haene a été le plus médiatisé : figure majeure de l’UTMB avec quatre victoires (2012, 2014, 2017 et 2021), il a déclaré forfait après 7 h 35 de course, peu avant une zone située dans la vallée d’Aoste. L’équipe du coureur a publié sur Instagram un message expliquant qu’une douleur à la jambe droite, présente depuis quelques jours, l’avait contraint à s’aligner diminué et que la douleur à l’effort était devenue incompatible avec la poursuite de la course.
Les organisateurs tablaient sur des arrivées des plus rapides vers 13h30 à Chamonix, avec une météo qui devrait progressivement s’apaiser, améliorant les conditions pour les concurrents encore en lice.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
-
L’article original s’appuie principalement sur des éléments diffusés par l’AFP, des citations d’acteurs officiels de l’UTMB et des témoignages directs de coureurs, ainsi que sur un message publié par l’équipe de François D’Haene sur Instagram. L’Agence France‑Presse est une agence de presse internationale reconnue pour ses standards journalistiques et sa fiabilité : ses dépêches reposent habituellement sur des témoignages directs, des communiqués officiels et des recoupements, ce qui en fait une source solide pour ce type d’information sportive.
-
Les citations de Julien Chorier, en tant que directeur des sports de l’événement, constituent une source privilégiée pour comprendre la gestion de la course et l’interprétation des performances : elles sont autorisées et pertinentes, mais reflètent aussi le point de vue des organisateurs. Les témoignages de coureurs rapportés à l’AFP apportent une perspective de terrain utile et directe.
-
Enfin, la publication sur Instagram de l’équipe de D’Haene est une source primaire concernant sa décision d’abandon : fiable pour constater l’annonce officielle, elle nécessite toutefois la prudence habituelle quant à son contenu médical ou détaillé, qui peut rester succinct.
-
Que regarder ensuite
-
Avec un leader masculin semble‑t‑il installé et une lutte féminine encore ouverte, la fin de journée à Chamonix promet d’être riche en émotions. Les spectateurs et suiveurs devront rester attentifs aux dernières heures de course, aux décisions éventuelles des organisateurs en fonction de la météo, et aux déclarations post‑course des protagonistes pour mieux comprendre comment les conditions ont façonné les résultats.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.