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Le parcours miraculeux d'Adingra : abandonné à 12 ans, en finale de la CAN à 22 ans.

Simon Adingra : l’histoire bouleversante du héros de la Côte d’Ivoire à la CAN

La victoire de la Côte d’Ivoire à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) contre le Nigéria ce dimanche ne serait pas complète sans se rappeler du rôle joué par Jean-Louis Gasset, l’entraîneur débarqué en cours de route. Et si l’on devait retenir un bienfait de son passage sur le banc des Éléphants, ce serait sans aucun doute d’avoir persisté à sélectionner Simon Adingra, malgré sa blessure et son incertitude en début de compétition. Aujourd’hui, Adingra est devenu le chouchou du peuple ivoirien et a été acclamé lors de la demi-finale face à la RD Congo. Son but à la dernière seconde du match contre le Mali en quart de finale restera à jamais gravé dans les mémoires. Son pays s’est trouvé un héros en la personne de ce petit ailier léger comme le vent (68 kg) et percutant comme le plomb, rappelant la filiation avec Gervinho, une ancienne idole du pays.

Cependant, Adingra aurait dû ne jamais être là, et cela ne concerne pas seulement sa blessure aux ischio-jambiers il y a un mois. Son histoire est unique et témoigne de sa résilience face à des épreuves insurmontables. C’est l’histoire d’une escroquerie qui aurait pu mettre fin à sa carrière et à tous ses espoirs. À l’âge de 12 ans, Adingra est tombé entre les mains d’un charlatan se faisant passer pour un coach, qui a escroqué sa famille de 300 euros en promettant de développer le talent du jeune garçon dans une académie au Bénin. Le charlatan a escroqué dix jeunes footballeurs ivoiriens avant de disparaître. Adingra et ses compatriotes se sont retrouvés abandonnés dans un pays étranger où ils ne connaissaient personne.

Sans aide et sans argent pour se nourrir, ils ont décidé de s’entraider et de trouver des petits boulots pour se débrouiller. Ils ont notamment lavé des assiettes dans des restaurants en échange d’un peu d’argent et de repas. La chance finira par leur sourire lorsqu’un compatriote les croise par hasard dans la rue et décide de les aider en créant une petite académie de football qui se développera au fil du temps. Adingra a attiré l’attention des recruteurs de l’académie ghanéenne Right to Dream, où il a côtoyé des joueurs comme Kamaldeen Sulemana et Mohamed Kudus. À 17 ans, sa carrière était enfin bien lancée, le menant du Nord de l’Europe (FC Nordsjaelland) à la Belgique et en Premier League… avant cette incroyable finale à domicile.

Après la qualification en demi-finale, les journalistes de BeIn Sports ont demandé à Adingra ce qu’il dirait à son moi de 12 ans perdu dans les rues du Bénin. Il a répondu avec fierté : « Je lui dirais : ‘Je suis très fier de toi Simon, malgré les difficultés, tu as réussi à atteindre tes objectifs et ton plus grand défi, jouer

La rédaction de Commons

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