Cyberattaque des supermarchés : chez Coopérative U, la majorité des magasins touchés a évité de jeter des marchandises
Cyberattaque des supermarchés : découvrez pourquoi la majorité des magasins U touchés a évité les pertes et pourquoi le coût reste à établir.
La cyberattaque visant les installations frigorifiques de centaines de supermarchés français n’a pas entraîné des pertes de marchandises dans tous les établissements touchés. Invité de RTL mardi 13 octobre 2026, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a indiqué que seule une minorité des 80 magasins concernés dans son réseau avait dû jeter des produits. Il ne disposait toutefois pas encore d’un chiffrage global des dégâts.
Cette précision distingue deux réalités : avoir subi une intrusion dans les systèmes de contrôle du froid et avoir effectivement perdu des marchandises. Selon le dirigeant, la grande majorité des magasins U visés a pu réagir assez rapidement pour éviter une rupture de la chaîne du froid. Son intervention nuance donc le bilan matériel de l’attaque, sans remettre en cause son ampleur nationale.
Chez U, 80 magasins touchés mais des conséquences inégales
L’attaque s’est produite dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026. Dominique Schelcher explique que les pirates ont pris le contrôle de la régulation frigorifique, c’est-à-dire du système permettant de piloter le froid dans les établissements. Sur les quelque 2 000 magasins que compte le réseau selon lui, 80 ont été concernés. Ce nombre décrit le périmètre de l’incident chez U, et non celui des magasins ayant détruit des stocks.
Le PDG attribue la limitation des dommages à la mobilisation des responsables de magasins, des équipes et des frigoristes. D’après son témoignage, leurs interventions ont permis de contrer l’attaque dans la plupart des points de vente concernés. Il affirme ainsi que la conservation des marchandises a pu être préservée dans une très grande majorité de ces établissements.
Dans les autres magasins, la réaction n’a pas été suffisamment rapide ou le contrôle des installations n’a pas pu être rétabli à temps. Une rupture de la chaîne du froid a alors conduit à jeter de la marchandise. Dominique Schelcher ne précise cependant pas combien de magasins composent cette minorité, ni les volumes de produits détruits. Il reste donc impossible de dresser un bilan détaillé à partir de ses seules déclarations.
Des pertes potentiellement importantes, sans bilan consolidé
La limitation du nombre de magasins ayant perdu des produits n’exclut pas des conséquences financières importantes à l’échelle d’un établissement. Dominique Schelcher évoque quelques dizaines de milliers d’euros de pertes pour un petit magasin. Dans un hypermarché, elles peuvent, selon lui, atteindre 180 000 à 200 000 euros. Ces montants donnent un ordre de grandeur, mais ne constituent ni une moyenne ni un total pour Coopérative U.
Le dirigeant reconnaît ne pas disposer du chiffrage complet. Il serait donc trompeur d’appliquer les montants évoqués aux 80 magasins touchés : la majorité aurait évité les pertes de marchandises, et le nombre exact d’établissements ayant subi des destructions n’est pas communiqué. Le bilan présenté demeure partiel, tant sur le plan financier que sur celui des quantités jetées.
L’incident dépasse par ailleurs le seul réseau U. Selon les chiffres rapportés par RTL à partir de confirmations des distributeurs à l’AFP, environ 300 points de vente Intermarché et Netto, plusieurs magasins E.Leclerc, 80 supermarchés Carrefour et une trentaine de Monoprix ont également été concernés. Là encore, ces décomptes recensent les établissements touchés par l’attaque : ils ne permettent pas de conclure que chacun a subi des pertes identiques.
Une source directe à lire avec les précautions nécessaires
L’article d’origine repose principalement sur l’intervention de Dominique Schelcher à RTL. Cette prise de parole constitue une source directe et pertinente pour connaître le bilan communiqué par Coopérative U. Elle doit néanmoins rester clairement attribuée : le dirigeant s’exprime sur son propre réseau, et ses affirmations ne remplacent pas un relevé indépendant, magasin par magasin, des dommages constatés.
Pour l’ampleur nationale, le compte rendu de RTL apporte une traçabilité supplémentaire en indiquant que les enseignes ont confirmé leurs chiffres à l’AFP. Ces informations étayent l’existence d’un incident touchant plusieurs réseaux, mais ne fournissent pas un bilan exhaustif des destructions. La conclusion la plus solide reste donc mesurée : chez U, les pertes de marchandises auraient été évitées dans la majorité des magasins visés, tandis que le coût total demeurait inconnu lors de l’intervention du PDG.