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La Grèce interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès 2027 : ce que prévoit la loi et comment les plateformes devront l’appliquer

La Grèce interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès 2027. Découvrez les règles de vérification de l’âge et les enjeux pour les plateformes.

La Grèce a franchi une nouvelle étape dans l’encadrement des usages numériques des adolescents. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre 2026, le Parlement a adopté une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir du 1er janvier 2027. Le dossier législatif du Parlement confirme la date du vote. Il faut donc distinguer l’adoption du texte de son application, prévue au début de l’année suivante.

Une interdiction portée par la majorité gouvernementale

Le texte a été approuvé par la seule majorité de Nouvelle-Démocratie, le parti de droite du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Cette adoption, après un débat parlementaire animé, ne traduit donc pas un consensus entre les formations politiques. Le compte rendu publié par le média public grec ERT confirme que seule Nouvelle-Démocratie a soutenu le principe du projet.

Intitulée « Interdiction de l’usage des services des réseaux sociaux par les mineurs », la loi est présentée par le gouvernement comme une réponse aux risques d’usage excessif des plateformes. Dimitris Papastergiou, ministre de la Gouvernance digitale et de l’Intelligence artificielle, a défendu une solution nécessaire, efficace et compatible avec le droit européen. Ces appréciations constituent l’argumentaire de l’exécutif : elles ne démontrent pas, à elles seules, l’efficacité future du dispositif.

La limite retenue concerne les enfants n’ayant pas encore atteint leur quinzième anniversaire. L’objectif affiché est de les protéger des risques associés à l’utilisation incontrôlée des réseaux sociaux. Le cadre présenté par les autorités grecques vise ainsi les services de réseaux sociaux en ligne, et non une interdiction générale d’Internet pour cette tranche d’âge.

La vérification de l’âge au cœur du dispositif

Pour faire respecter cette interdiction, le dispositif prévoit des mécanismes de vérification de l’âge et des sanctions contre les plateformes qui ne rempliraient pas leurs obligations. Ces deux volets sont complémentaires : fixer un âge minimal suppose de pouvoir identifier les comptes concernés, puis de contrôler le respect de la règle par les entreprises. La présentation officielle grecque place ces obligations au centre du nouveau cadre.

L’article initial évoque des sanctions « sévères », sans préciser leur montant ni leurs modalités. Cette formulation ne permet donc pas, à elle seule, de mesurer leur portée. De même, l’annonce de contrôles de l’âge ne suffit pas à établir leur efficacité pratique : il convient de distinguer les obligations prévues et les résultats qui pourront être constatés après leur mise en application.

Une dynamique internationale, mais des situations différentes

La Grèce s’inscrit dans un mouvement international de restriction de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. L’Australie constitue un précédent : depuis le 10 décembre 2025, les plateformes concernées doivent empêcher les moins de 16 ans de créer ou de conserver un compte. Le seuil australien diffère donc de celui choisi par Athènes.

La France figure également parmi les pays ayant légiféré sur une interdiction visant les moins de 15 ans. Toutefois, une comparaison exige de séparer les lois adoptées, les dates d’application et les projets encore en discussion. L’affirmation du texte d’origine selon laquelle plus d’une vingtaine de pays auraient adopté des mesures similaires manque de précision : l’UNICEF distingue justement les restrictions envisagées, proposées et adoptées. Ces catégories ne sont pas interchangeables.

Des sources à distinguer des arguments politiques

L’article fourni ne cite ni étude scientifique ni document juridique accessible. Sa principale source explicitement nommée est le ministre Dimitris Papastergiou. Sa parole est pertinente pour connaître les intentions du gouvernement, mais elle ne constitue pas une expertise indépendante sur l’efficacité de l’interdiction ou sa compatibilité juridique. Le compte rendu d’ERT permet de vérifier ses déclarations, sans transformer celles-ci en conclusions établies.

Le dossier du Parlement grec constitue, en revanche, une source primaire solide pour confirmer l’adoption et sa date. Les documents gouvernementaux renseignent sur le dispositif annoncé, tandis que l’UNICEF apporte un cadre comparatif distinguant les différents stades législatifs. Leur lecture croisée permet de confirmer l’essentiel de l’annonce, tout en conservant la prudence nécessaire sur les effets attendus et les comparaisons internationales.

La rédaction de Commons

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