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Meta mise sur des lunettes connectées sans caméra avec son assistant IA Muse et tente de répondre aux inquiétudes liées aux enregistrements sans consentement

Meta lance ses lunettes connectées sans caméra avec Muse, une réponse aux critiques sur les enregistrements réalisés sans consentement.

Meta veut dissocier ses lunettes connectées de l’image d’un appareil capable de filmer à l’insu des passants. Le groupe américain a présenté, mercredi 23 septembre 2026, les Ray-Ban Meta Audio, un modèle dépourvu de caméra et centré sur l’écoute, les appels et l’assistant d’intelligence artificielle Muse.

Des lunettes conçues pour l’audio et l’intelligence artificielle

Dévoilées lors de la conférence annuelle Meta Connect, les Ray-Ban Meta Audio reprennent le principe de lunettes connectées discrètes, mais abandonnent la fonction de prise de vue. Elles ne peuvent donc ni photographier ni enregistrer de vidéo. Meta présente cette absence de caméra comme un choix de conception destiné à alléger et à affiner la monture.

Lors de la présentation, Mark Zuckerberg a insisté sur le confort et l’autonomie de ce nouveau modèle, présenté comme plus léger et plus fin que les lunettes équipées d’une caméra. Le patron de Meta a également expliqué que la suppression de ce composant ouvrait davantage de possibilités pour le design de la monture.

Les lunettes doivent intégrer Muse, l’assistant d’intelligence artificielle développé par Meta. Celui-ci est activé par commande vocale et doit permettre d’interagir avec l’utilisateur sans sortir son téléphone. Le groupe présente Muse comme un agent personnel capable d’accompagner différentes tâches et de fonctionner en mode mains libres. La page officielle de Meta confirme toutefois surtout son intégration à la gamme de lunettes, sans permettre à elle seule de mesurer précisément les performances réelles du service au quotidien.

Les Ray-Ban Meta Audio sont annoncées à partir de 349 dollars aux États-Unis, avec une disponibilité prévue le 13 octobre 2026. Le texte d’origine évoquait un prix de 350 dollars et une conversion d’environ 308 euros. Cette équivalence doit être maniée avec prudence : le tarif en dollars ne permet pas de déduire automatiquement le prix qui sera appliqué en Europe, notamment en raison de la TVA et des conditions commerciales propres à chaque marché.

Une réponse aux critiques visant les modèles avec caméra

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible pour Meta. Les lunettes connectées équipées d’une caméra font l’objet de critiques croissantes, car leur apparence proche de lunettes classiques peut rendre difficile l’identification d’un enregistrement par les personnes présentes autour de l’utilisateur.

En France, le parquet de Paris a indiqué à l’AFP avoir été saisi de plaintes concernant des atteintes à l’intimité de la vie privée liées à l’utilisation de lunettes connectées. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes après des signalements de femmes qui auraient été filmées sans leur consentement. L’association e-Enfance a également alerté sur la circulation de vidéos humiliantes réalisées avec des lunettes munies d’une caméra et diffusées en ligne.

Ces éléments ne signifient pas que toutes les lunettes connectées sont utilisées à des fins délictueuses, ni que la responsabilité de Meta est établie dans chacune des affaires. Ils montrent en revanche que la question du consentement et de la protection de la vie privée accompagne désormais le développement de ces appareils.

Le voyant lumineux reste au centre du débat

Meta continue parallèlement de commercialiser des modèles équipés d’une caméra. Interrogé par l’AFP, Vishal Shah, vice-président chargé des produits d’intelligence artificielle, a défendu le dispositif de signalement prévu par le groupe : un voyant lumineux doit indiquer que les lunettes filment. Selon lui, ce témoin aurait été rendu plus visible au fil des évolutions du produit.

Cette justification constitue néanmoins la position de l’entreprise et doit être distinguée des constats formulés par les associations, les utilisateurs ou les autorités. Un voyant peut signaler l’activation de la caméra, mais il ne règle pas à lui seul les questions liées à la perception de ce signal, à la visibilité de l’enregistrement ou au partage ultérieur des images.

Sur la fiabilité des sources, les informations techniques, le nom du produit, l’intégration de Muse et le calendrier annoncé reposent principalement sur la communication officielle de Meta. Cette source est pertinente pour connaître les caractéristiques revendiquées par le fabricant, mais elle reste intéressée et ne constitue pas une évaluation indépendante. Les informations sur les plaintes et les enquêtes du parquet de Paris sont, elles, rapportées par l’AFP, une agence reconnue pour ses procédures de vérification et plus indépendante de Meta. Elles doivent toutefois être formulées avec précision tant que les enquêtes judiciaires ne sont pas achevées.

Avec les Ray-Ban Meta Audio, Meta tente ainsi de proposer une porte d’entrée vers ses services d’intelligence artificielle sans reprendre le composant le plus controversé de ses lunettes connectées. Reste à voir si cette version exclusivement audio convaincra suffisamment les consommateurs pour s’imposer au-delà de la polémique sur les usages des modèles capables de filmer.

La rédaction de Commons

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