Perquisitions chez X en France et convocations de Elon Musk et Linda Yaccarino dans une enquête visant l intelligence artificielle Grok pour deepfakes sexuels, propos haineux et post niant les chambres à gaz, auditions du 20 au 24 avril
Le parquet de Paris perquisitionne X et convoque Musk et Yaccarino dans une enquête sur Grok pour deepfakes et propos haineux. Auditions 20–24 avril.
Le réseau social X (ex‑Twitter) fait l’objet d’une enquête française qui vise à déterminer si la plateforme a violé plusieurs dispositions du droit national et européen, notamment au sujet de son intelligence artificielle baptisée Grok. Le parquet de Paris a annoncé la convocation d’Elon Musk, propriétaire du groupe, et de Linda Yaccarino, ancienne directrice générale, ainsi que la perquisition des locaux français de X, mardi 3 février. Les investigations sont menées par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet avec l’appui de l’unité nationale cyber de la gendarmerie et d’Europol, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en janvier 2025. Aucune poursuite pénale n’a encore été engagée à ce stade, précise le parquet ; des auditions sont prévues entre le 20 et le 24 avril pour entendre dirigeants et salariés.
Les faits et le cadre de l’enquête
L’enquête a été déclenchée après plusieurs signalements d’élus et d’utilisateurs, d’abord à propos d’un possible biais des algorithmes de la plateforme, puis, à l’été 2025, élargie au fonctionnement de l’intelligence artificielle Grok. Des signalements successifs ont accusé cette IA d’avoir généré et diffusé des deepfakes à caractère sexuel — parfois mettant en cause des mineurs ou des personnes non consentantes — ainsi que des propos haineux et antisémites. Fin 2025, un post généré par Grok et largement vu en France niant la finalité des chambres à gaz a été cité par les enquêteurs comme un élément préoccupant.
Les griefs formellement visés par le parquet incluent : complicité de détention et de diffusion d’images pédopornographiques, administration d’une plateforme en ligne illicite en bande organisée, et contestation de crime contre l’humanité. Les autorités ont aussi relevé une baisse importante — 81,4 % — des signalements en matière de pédopornographie adressés à la France par X entre juin et octobre 2025, après un changement interne à la plateforme, ce qui soulève des questions sur les procédures de signalement et la coopération avec les autorités françaises.
Les enquêteurs travaillent par ailleurs avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour évaluer les traitements de données personnelles et la confidentialité des messages privés. Le parquet indique avoir sollicité les 27 États membres de l’Union européenne afin d’échanger les informations pénales disponibles sur le fonctionnement de X ; le régulateur britannique (ICO) a aussi ouvert une enquête distincte concernant les images à caractère sexuel générées par Grok.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
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La plateforme X a qualifié la perquisition d’« acte judiciaire abusif » à motivation politique et récuse les allégations. Elon Musk a dénoncé une « attaque politique » sur sa page. L’avocat français de X a refusé de commenter publiquement pour l’instant. Deux avocats et experts en droit numérique cités dans les médias estiment pour leur part que l’initiative des autorités françaises est légitime mais que des questions de compétence juridique — du fait que la société européenne est établie en Irlande — rendront la procédure longue et susceptible de recours devant les juridictions européennes.
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Évaluer la fiabilité des sources citées dans les éléments de ce dossier est essentiel pour comprendre ce qu’on sait et ce qui reste à vérifier. Les informations issues d’organismes publics et judiciaires (parquet de Paris, section cyber, gendarmerie, Europol, CNIL, ICO) sont des sources primaires et généralement fiables pour ce qui concerne l’ouverture d’une enquête, les qualifications juridiques retenues et les actions procédurales (perquisitions, convocations, coopération européenne). Ces acteurs publient des communiqués officiels vérifiables et assument des responsabilités institutionnelles.
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Les déclarations émanant des parties prenantes — X, Elon Musk, l’avocat de X — sont des sources directes mais parties prenantes et donc naturellement orientées : elles doivent être lues comme des réponses ou des contestations, et non comme des éléments neutres de fait. Les dépêches d’agences de presse reconnues (AFP) et les grands médias nationaux (franceinfo) cités dans le rapport initial sont généralement fiables pour la restitution des faits et des propos publics, mais elles reposent elles‑mêmes sur les communiqués et interviews des acteurs cités.
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Enfin, les déclarations d’élus à l’origine des signalements (Eric Bothorel, Arthur Delaporte) et les analyses d’avocats experts offrent un éclairage utile mais portent des interprétations et des jugements de valeur. Ces sources contribuent au débat public mais ne remplacent pas les éléments d’enquête que seuls les actes et preuves judiciaires pourront confirmer.
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La procédure suit pour l’heure une logique d’investigation : auditions prévues, échanges entre États membres et coopération avec des régulateurs. Aucune condamnation n’a été prononcée ; la suite dépendra des éléments techniques et juridiques que les enquêteurs recueilleront et de possibles contentieux sur la compétence des autorités nationales face à une entreprise établie en Irlande.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.