Climat : Près de 200 pays omettent de soumettre leur nouvelle feuille de route à l'ONU
Un Rappel de la Nécessité d’Agir sur le Climat
Près de 200 pays avaient jusqu’au 10 février 2023 pour soumettre leur nouvelle feuille de route climatique à l’ONU. Cet échéancier fait partie des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C, avec l’ambition de le maintenir autour de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.
Cependant, selon une base de données de l’ONU, la majorité des États signataires n’ont pas respecté cette échéance cruciale. Seuls dix pays ont déposé leurs stratégies actualisées de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. Parmi les pays ayant respecté cette obligation figurent le Royaume-Uni, la Suisse et le Brésil, hôte de la COP30 qui se tiendra en novembre. En revanche, des géants émetteurs comme la Chine, l’Inde et l’Union européenne n’ont pas soumis de nouvelles feuilles de route.
Ce défaut de nombreux pays à rendre leurs plans soulève des questions sur l’engagement envers la diplomatie climatique mondiale. Les États-Unis, sous l’administration Biden, ont également partagé leur stratégie. Néanmoins, cette initiative pourrait être compromise par la perspective d’une réélection de Donald Trump, qui a déjà annoncé son intention de retirer à nouveau son pays de l’accord de Paris. Selon Ebony Holland, du groupe de réflexion International Institute for Environment and Development, ce retrait est un « revers » significatif pour la collaboration internationale en matière de climat, et pourrait être un frein à l’initiative d’autres nations.
L’Importance des Feuilles de Route Climatiques
L’accord de Paris stipule que ses signataires doivent constamment réviser leurs engagements en matière de décarbonation. Ces feuilles de route doivent détailler des actions concrètes pour accroître la part des énergies renouvelables et réduire la dépendance aux combustibles fossiles, en particulier le charbon.
Ces stratégies sont essentielles, car elles doivent refléter l’engagement de chaque pays pour tenter de contenir le réchauffement climatique bien en dessous de la barre critique de 2 °C. Selon des projections de l’ONU, les politiques climatiques actuelles ne suffisent pourtant pas à enrayer la tendance à la hausse des températures. En effet, la planète est déjà plus chaude de 1,3 °C, et les feuilles de route existantes pourraient conduire à une augmentation catastrophique comprise entre 2,6 °C et 2,8 °C d’ici la fin du siècle.
Face à une telle élévation de la température, les scientifiques estiment que des phénomènes climatiques extrêmes, comme des vagues de chaleur, des sécheresses prolongées et des précipitations violentes deviendront non seulement plus fréquents, mais aussi plus dévastateurs. Cette future réalité poserait des risques majeurs non seulement pour l’humanité, mais également pour la biodiversité, entraînant une accélération des extinctions d’espèces et une hausse irréversible du niveau de la mer.
La température moyenne de la Terre a augmenté de 1,1 °C depuis le XIXe siècle, et les recherches confirment que cette évolution est largement attribuable aux activités humaines, notamment la combustion de combustibles fossiles. Ce réchauffement, sans précédent par sa rapidité, compromet non seulement la viabilité future de nos sociétés, mais aussi celle de la biodiversité qui partagée notre planète.
Malgré cette situation alarmante, plusieurs solutions existent pour lutter contre la crise climatique. L’adoption des énergies renouvelables, la réduction de la consommation d’énergie, et même la diminution de la consommation de viande sont autant de pistes à explorer pour limiter notre empreinte