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Trump prône l'arrêt de la production du penny, jugé trop coûteux et gaspilleur

Trump et l’éventuelle suppression du penny : une question de coût et d’efficacité

Le débat autour de la pièce d’un centime de dollar, communément appelée « penny », refait surface aux États-Unis, alimenté par des déclarations récentes de l’ancien président Donald Trump. Sur son réseau social, Truth Social, Trump a déclaré que le gouvernement américain dépensait « plus de 2 cents » pour produire chaque penny, ce qui constitue un gaspillage inacceptable. En conséquence, il a demandé au secrétaire au Trésor de cesser la production de nouvelles pièces, citant la nécessité d’éliminer ce que certains qualifient d’inefficacité budgétaire, « même si c’est un cent par un cent ».

Ce n’est pas la première fois que cette question est posée. Des propositions législatives ont déjà été élaborées au Congrès pour abolir la production de cette pièce, mais elles n’ont jusqu’à présent pas abouti. Malgré cela, la volonté affichée par Trump pourrait donner une nouvelle impulsion à ce débat ardent. Il convient de se pencher sur les implications de cette décision potentielle et de la viabilité de sa mise en œuvre.

Un débat ancien et ses implications économiques

Le penny, introduit en 1793, a longtemps été un point d’ancrage de l’économie américaine. Cependant, avec l’inflation croissante et l’évolution des transactions vers des formats numériques, la valeur de cette pièce semble diminuer. De nombreux économistes, comme le professeur Robert Triest de l’université de Northeastern, soutiennent que si la production du penny était arrêtée, les prix seraient ajustés, en arrondissant à la nickel près (5 cents). Cela pourrait également donner un coup de pouce aux commerces, en réduisant le temps passé à traiter un grand nombre de petites transactions.

Les préoccupations autour du coût de production du penny ont été mises en avant par divers acteurs, y compris Elon Musk, qui supervise la commission à l’efficacité gouvernementale (Doge). Dans un contexte où de plus en plus de consommateurs préfèrent des transactions sans espèces, la pertinence du penny dans l’économie moderne est mise en question. Par ailleurs, d’autres pays, tels que le Canada, ont déjà opté pour l’élimination de leur pièce d’un centime en 2012, citant des coûts trop élevés. Le Canada a su adapter son système monétaire sans causer de perturbations majeures, ce qui alimente le débat sur la possibilité d’une démarche similaire aux États-Unis.

Mais la suppression du penny soulève également des préoccupations concernant son impact sur les plus vulnérables. Les partisans de sa conservation avancent que pour les consommateurs à faible revenu, chaque cent compte. Par conséquent, la transition vers des prix arrondis pourrait avoir des répercussions sur le budget des ménages à faible revenu. En conséquence, si le penny devait disparaître, des mesures d’atténuation pourraient être nécessaires pour protéger ces consommateurs.

Les sources citées dans cet article, notamment les déclarations de Donald Trump, le professeur Triest et l’exemple canadien, sont généralement considérées comme fiables. Cependant, il est essentiel de noter que les opinions de Trump, par leur nature politique, peuvent refléter des préoccupations idéologiques plus larges sur la gestion budgétaire. De même, la déclaration de Triest repose sur une analyse économique, mais les avis divergent parfois au sein de la communauté économique.

En résumé, bien que le débat autour de la vie du penny soit ancien, le contexte actuel pourrait en changer la dynamique. Si Trump parvient à obtenir le soutien du Congrès pour sa proposition, les États-Unis pourraient être à l’aube d’un changement significatif dans leur système monétaire. La suppression du penny ne serait pas simplement une question de

La rédaction de Commons

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