Des groupes jihadistes contrôlent la majeure partie d'Alep selon une ONG
Les jihadistes gagnent du terrain à Alep
Les combattants jihadistes et leurs alliés ont récemment pris le contrôle de la « majeure partie » de la ville d’Alep, la deuxième plus grande ville de Syrie, ainsi que des bâtiments gouvernementaux et des prisons. Cette avancée a eu lieu à la suite d’une offensive éclair contre les forces du président syrien Bachar al-Assad, selon les informations de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) relayées le 30 novembre. Les jihadistes ont même atteint la citadelle historique, après que les forces du régime syrien se soient retirées « sans combat » au cours de la dernière phase de l’offensive.
Ces combats, les plus violents depuis 2020 dans la région, ont été marqués par la prise de contrôle de plusieurs localités stratégiques par les rebelles et les jihadistes. Ils ont également conduit à la capture de la ville de Saraqeb, au sud d’Alep, un point stratégique important situé à l’intersection de deux autoroutes majeures reliant Damas à Alep et à Lattaquié. Selon l’OSDH, le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et des formations alliées, certaines proches de la Turquie, ont joué un rôle prépondérant dans cette offensive, ayant également mené des attentats-suicides pour faciliter leur progression.
Les réactions des forces en présence
Face à cette offensive, l’armée syrienne a déployé des renforts à Alep pour contrer l’avancée des groupes jihadistes. Un responsable de la sécurité a affirmé que l’armée avait réussi à repousser « la grande offensive des groupes terroristes » et à regagner plusieurs positions. En parallèle, l’armée russe a annoncé des bombardements aériens visant des groupes « extrémistes » en Syrie, en soutien aux forces du régime de Bachar al-Assad. De son côté, l’aviation syrienne a intensifié ses raids sur la région d’Idleb, également sous contrôle rebelle.
Cette situation témoigne de l’intensification des combats dans le nord-ouest de la Syrie, où la province d’Alep jouxte le dernier grand bastion rebelle et jihadiste d’Idleb. L’escalade des violences risque d’aggraver la situation humanitaire déjà précaire dans la région, en mettant en danger la vie de milliers de civils pris au milieu des affrontements.
En conclusion, la prise de contrôle de la majeure partie d’Alep par les jihadistes et leurs alliés souligne la complexité du conflit en Syrie, marqué par l’intervention de divers acteurs locaux et internationaux. La situation reste volatile et nécessite une attention soutenue de la communauté internationale pour éviter une escalade du conflit et protéger les civils pris au piège de cette guerre dévastatrice.