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Offensive d'envergure dans le nord de la Syrie : jihadistes et rebelles contre le régime de Bachar al-Assad

Offensive à Alep : les jihadistes prennent le contrôle de la ville

Alep, la deuxième ville syrienne, a été le théâtre d’une offensive majeure de la part des jihadistes et de leurs alliés, marquant la prise de contrôle de la majeure partie de la ville. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les assaillants ont conquis les centres gouvernementaux, les prisons, ainsi que l’aéroport d’Alep. En trois jours, l’offensive a fait 311 morts, principalement des combattants, rapporte l’ONG basée au Royaume-Uni, confirmant ainsi le regain de violence dans le nord-ouest de la Syrie qui était en relative accalmie depuis un cessez-le-feu en mars 2020.

Cette incursion, nommée « dissuasion de l’agression », a été orchestrée par le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), affilié à Al-Qaïda, ainsi que d’autres factions hostiles au régime syrien. L’offensive a été lancée depuis la province d’Idleb, limitrophe d’Alep et bastion des rebelles et jihadistes. Précédant l’arrivée des jihadistes dans la ville, deux attentats-suicides ont été perpétrés aux portes de la citadelle. Cette offensive a réussi à briser la résistance des forces gouvernementales syriennes, engendrant un retrait massif des autorités de la ville d’Alep.

Un contexte géopolitique complexe renforce l’instabilité en Syrie

Les événements à Alep s’inscrivent dans un contexte géopolitique complexe, où les intérêts et les alliances des différentes parties en conflit interagissent de manière volatile. D’un côté, le régime de Bachar al-Assad bénéficie du soutien de la Russie, de l’Iran, et du Hezbollah, lui permettant de reprendre le contrôle de vastes territoires du pays. De l’autre côté, les rebelles reçoivent un soutien de la Turquie, accentuant les tensions régionales.

La récente offensive à Alep survient à un moment délicat, marqué par des tentatives de rapprochement entre la Syrie et la Turquie, sans réel aboutissement. Alors que Moscou et Téhéran plaident pour une détente, le régime syrien insiste sur le retrait des troupes turques stationnées le long de leur frontière commune. Cette situation fait craindre une escalade des tensions dans une région déjà fragilisée par des années de conflit.

Face à cette escalade, la France a appelé à la reprise des réunions du Comité constitutionnel syrien pour parvenir à une solution politique conforme aux résolutions de l’ONU. Cependant, la complexité des alliances et des intérêts en jeu rend toute résolution pacifique du conflit syrien extrêmement difficile, alimentant ainsi les inquiétudes quant à une nouvelle recrudescence de la violence et de l’instabilité dans la région.

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La rédaction de Commons

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