Deuxième grève générale en Argentine contre le président Milei
Des manifestations massives en Argentine face à un gouvernement ultralibéral
Cinq mois après l’accession au pouvoir du président ultralibéral Javier Milei en Argentine, le mécontentement populaire ne cesse de croître, se manifestant à travers des protestations presque quotidiennes. La dernière en date est une grève générale prévue pour le 9 mai, paralysant la capitale Buenos Aires pendant 24 heures. Les transports en commun seront à l’arrêt, avec l’annulation de 400 vols affectant 70 000 passagers, selon l’Association latino-américaine du transport aérien.
Cette grève, lancée par des syndicats comme la CGT péroniste, vise à s’opposer à ce qu’ils qualifient d' »ajustement brutal » et à défendre les droits des travailleurs, syndicaux, et un salaire décent. Contrairement à une grève antérieure de 12 heures, cette mobilisation s’annonce plus massive, écho des grandes manifestations du 24 avril, réunissant un million de personnes en faveur de la défense de l’université.
Une popularité relative pour Javier Milei malgré des politiques d’austérité
Malgré les mesures impopulaires prises par le gouvernement de Javier Milei, telles qu’une dévaluation, la libération des prix et des coupes dans les aides publiques, le président conserve un niveau de soutien relativement stable dans l’opinion publique. Des sondages récents montrent que sa cote de popularité oscille entre 45 et 50 %, reflétant ainsi une certaine stabilité politique dans un contexte de tumulte social.
Cependant, certains économistes, y compris des libéraux, expriment des préoccupations quant à l’avenir. Ils soulignent le manque de clarté dans la stratégie économique de Milei, centrée principalement sur la maîtrise de l’inflation par le biais d’une politique d’austérité radicale. Cette approche, bien que suscitant des inquiétudes quant à ses conséquences à long terme, semble pour l’instant maintenir le président à flot malgré les contestations populaires.
En dépit de la mobilisation sociale grandissante et des critiques émanant de divers secteurs, l’avenir politique de l’Argentine sous la présidence de Javier Milei demeure incertain. La grève générale du 9 mai, bien que symptomatique du malaise actuel, ne semble pas suffisante pour infléchir la trajectoire politique du gouvernement. Il reste à voir si la réaction de la population se traduira par une reprise économique ou par un rejet plus radical des politiques ultralibérales en place.