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Endométriose : Vers une révolution diagnostique avec un test salivaire innovant ?

Les années d’errance médicale pour les personnes souffrant d’endométriose pourraient enfin prendre fin grâce à l’évaluation positive de la Haute Autorité de santé (HAS) sur l’Endotest salivaire. Ce test, qualifié de « prometteur », permet de détecter l’endométriose sans avoir recours à une intervention chirurgicale inutile, en particulier pour les patientes présentant des symptômes similaires à ceux de l’endométriose mais ne souffrant pas réellement de cette maladie chronique. L’endométriose cause des douleurs pelviennes intenses, menstruelles ou non, et peut même conduire à l’infertilité. Cette maladie touche une femme sur dix en âge de procréer. Mais est-ce que ce test représente une véritable « révolution » pour ces patientes, comme le prétend son fondateur Yahya El Mir ? Franceinfo fait le point sur la question.

L’Endotest se présente sous la forme d’un kit avec un tube en plastique où il faut cracher. Contrairement à une échographie pelvienne ou à une cœlioscopie, ce test est beaucoup moins invasif et nécessite uniquement un échantillon de salive pour détecter l’endométriose chez les personnes menstruées âgées de 18 à 43 ans. Le diagnostic repose sur la technologie du séquençage à haut débit et utilise l’intelligence artificielle. Ce nouvel outil a été développé par la société Ziwig, fondée à Lyon en 2019. Il y a un an, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) s’est montré prudent quant aux résultats d’une première étude incluant seulement 200 patientes. Cependant, cette fois-ci, la HAS s’est montrée plus optimiste, basant son avis sur une extension de cette même étude réalisée sur plus de 1 000 femmes souffrant de douleurs pelviennes.

La HAS propose dans un premier temps un accès précoce à l’Endotest via un forfait « innovation ». Si le gouvernement suit cet avis, les femmes de plus de 18 ans pour lesquelles une endométriose est fortement suspectée pourront bénéficier gratuitement de ce test. Cependant, cette prise en charge est conditionnée à la participation à de nouvelles études. L’Endotest est déjà commercialisé dans 17 pays d’Europe et du Moyen-Orient. La Suisse a été le premier pays à le rendre accessible, puisqu’il est disponible à la vente sur le site du laboratoire d’analyses médicales Labor Team wag au prix de 781,20 francs suisses, soit environ 712 euros. Selon l’association S-Endo, ce prix s’explique par l’utilisation coûteuse des machines NGS (new generation sequencing). Le test sera bientôt disponible au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Chine, au Japon, en Asie du Sud-Est, en Israël, en Grèce, en Pologne, en Espagne, au Portugal et à l’île Maurice.

En France, sa mise sur le marché et son prix dépendent de la décision du gouvernement. Si celui-ci suit l’avis de la HAS, les femmes de plus de 18 ans pour lesquelles une endométriose est fortement suspectée pourront bénéficier gratuitement de ce test. Ce serait une avancée significative, car actuellement, il faut en moyenne sept ans pour obtenir un diagnostic d’endométriose, qui nécessite souvent une cœlioscopie sous anesthésie générale ou une échographie pelvienne vécue comme angoissante. L’Endotest, en revanche, fournit un résultat en moins d’une semaine et permet de détecter tous les types d’endométriose, y compris les formes complexes des patientes « discordantes » dont les symptômes évoquent l’endométriose malgré des traitements hormonaux supprimant les règles et des examens cliniques et radiologiques normaux. De plus, les traitements hormonaux n’influencent pas les résultats du test.

Ziwig travaille actuellement sur une seconde version de ce test afin d’identifier les caractéristiques de la maladie en fonction des patientes. Cette précision accrue permettrait d’adapter les traitements. Bien qu’il n’existe pas de cure pour l’endométriose à ce jour, l’hormonothérapie et la chirurgie peuvent parfois en ralentir l’évolution. Il est donc crucial de pouvoir diagnostiquer cette maladie rapidement et de manière précise pour améliorer la prise en charge des patientes. Le test salivaire Endotest représente une alternative moins invasive et plus rapide aux méthodes de diagnostic actuelles, et pourrait ainsi révolutionner le parcours de soins des personnes atteintes d’endométriose.

Il est important de noter que l’article mentionne l’Inserm et la HAS comme sources d’information. Ces deux institutions sont considérées comme des références en matière de santé en France et jouissent d’une forte crédibilité. Cependant, il est toujours recommandé de consulter d’autres sources pour obtenir une vue d’ensemble et évaluer la fiabilité des informations.

La rédaction de Commons

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