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Eurodéputés de l'UE renforcent les règles sur les crimes environnementaux

Les eurodéputés votent en faveur de sanctions renforcées pour les crimes environnementaux

Les eurodéputés ont voté en faveur d’un renforcement des sanctions contre les crimes environnementaux au sein de l’Union européenne lors d’un vote le mardi 27 février. Cette décision vise à étendre la liste des infractions environnementales et à harmoniser les sanctions à travers les pays membres. Parmi les nouvelles infractions ajoutées figurent l’importation et l’utilisation du mercure et des gaz à effet de serre fluorés, l’importation d’espèces invasives et l’épuisement illégal des ressources en eau.

La nouvelle législation introduit également l’infraction qualifiée visant à causer la destruction d’un écosystème, comme la pollution généralisée ou les incendies de forêt à grande échelle, des actes communément qualifiés d’écocides. Cette initiative vise à combler les lacunes de la directive européenne de 2008, jugée inefficace contre la criminalité environnementale croissante. Le vote a été largement en faveur de la révision du texte, avec 499 voix pour et 100 voix contre, dont près de 60 députés provenant d’un groupe d’extrême droite.

### Sanctions plus sévères pour les crimes environnementaux

En ce qui concerne les sanctions, la directive révisée prévoit des amendes et des peines d’emprisonnement harmonisées à travers l’UE. Les individus reconnus coupables d’infractions environnementales entraînant la mort pourront désormais être condamnés à des peines allant jusqu’à dix ans de prison. Les « infractions qualifiées » seront passibles de huit ans de prison, tandis que les autres infractions pourront entraîner jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, en fonction de la durabilité, de la gravité et de la réversibilité.

Les entreprises reconnues coupables de crimes environnementaux graves se verront infliger des amendes allant jusqu’à 5% de leur chiffre d’affaires mondial annuel ou 40 millions d’euros. De plus, elles pourront être exclues de toute forme de financement public et seront tenues de réparer les dommages causés et d’indemniser les victimes. Cette mesure vise à responsabiliser les entreprises et leurs dirigeants pour les conséquences de leurs activités sur l’environnement.

### Réactions positives et implications futures

La révision de cette directive a suscité des réactions positives parmi les défenseurs de l’environnement. « Les pollueurs seront sanctionnés. Et quiconque occupant un poste de direction dans une société polluante pourra être tenu responsable, au même titre que la société en tant que telle, c’est une avancée majeure », a déclaré Antonius Manders, rapporteur du texte et député néerlandais.

Cette décision marque une avancée significative dans la lutte contre les crimes environnementaux en Europe. En renforçant les sanctions et en harmonisant les législations nationales, l’UE espère dissuader les individus et les entreprises de commettre des infractions nuisibles à l’environnement. Cette évolution légale souligne l’engagement de l’Union européenne à protéger l’environnement et à promouvoir des pratiques durables pour assurer un avenir plus

La rédaction de Commons

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