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Israël intensifie les frappes à Gaza : enjeux des otages et survie politique pour Benyamin Nétanyahou.

Les bombardements sur la bande de Gaza, survenus dans la nuit du 17 au 18 mars, ont marqué l’une des journées les plus meurtrières depuis le début du conflit. D’après un bilan officiel de la Défense civile de Gaza, au moins 436 personnes ont perdu la vie en l’espace de 48 heures. Cette information a été diffusée le 18 mars, tandis que le ministère de la Santé du Hamas avait initialement rapporté un bilan de 970 morts, un chiffre qui a ensuite été retiré par un responsable du ministère en évoquant une « erreur technique ».

Les motifs derrière l’intensification des frappes

Cette escalade des frappes aériennes a été décidée par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Israël Katz. Le gouvernement israélien a justifié ces bombardements par deux objectifs principaux : cibler le Hamas et accélérer la libération des otages toujours détenus dans l’enclave palestinienne. Selon un communiqué officiel, ces frappes sont en réponse au « refus répété du Hamas de libérer nos otages » ainsi qu’au rejet des propositions avancées par l’envoyé présidentiel américain, Steve Witkoff, et d’autres médiateurs. Nétanyahou a souligné que les négociations pour la libération des captifs ne se poursuivraient « que sous le feu », indiquant une volonté de renforcer la pression militaire sur le groupe islamiste.

Actuellement, 58 otages restent enfermés à Gaza, après que 34 d’entre eux aient été déclarés morts par l’armée israélienne au cours des récentes opérations. Les familles des otages craignent que les bombardements ne mettent en péril davantage de vies innocentes, accusant le gouvernement israélien de sacrifier leurs proches dans le cadre de cette offensive.

En outre, l’attaque massive a ciblé plusieurs chefs militaires du Hamas. Selon des sources du mouvement, au moins quatre d’entre eux, dont le chef du gouvernement de Gaza, Essam al-Dalis, ont été tués. Le porte-parole de la branche armée du Jihad islamique fait également partie des victimes. Ces actions interviennent à un moment où les pourparlers entre Israël et le Hamas sur la trêve semblent être au point mort.

Des enjeux politiques internes en Israël

Les récents bombardements interviennent également dans un contexte politique compliqué en Israël. Benyamin Nétanyahou fait face à des pressions croissantes tant au niveau politique qu’au sein de ses propres rangs. Alors qu’il hésite à constituer une commission d’enquête sur les événements tragiques du 7 octobre, il subit la pression de l’opposition et doit également composer avec des enquêtes visant certains de ses proches.

La situation est rendue encore plus délicate par la nécessité pour le gouvernement de faire passer un budget avant la fin du mois de mars, afin d’éviter des élections anticipées. Le soutien des membres de l’aile droite de son parti est crucial pour sa survie politique, et les opérations militaires récentes semblent avoir renforcé ce soutien. En effet, Itamar Ben Gvir, ancien ministre de la Sécurité nationale et leader d’un parti d’extrême droite, a réintégré la coalition gouvernementale après la reprise des combats.

Des experts comme Chuck Freilich, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale, soulignent que les actions militaires ne peuvent être dissociées du contexte politique actuel. « Le Hamas n’a pas été détruit et semble en train de se réorganiser, mais la décision de frapper à ce moment précis ne peut pas être ignorée », analyse-t-il. En parallèle, Frédérique Schillo, historienne spécialisée

La rédaction de Commons

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