Zelensky exclude tout transfert des centrales nucléaires ukrainiennes aux États-Unis.
La Position Inébranlable de l’Ukraine sur ses Centrales Nucléaires
Le jeudi 20 mars 2024, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé sans équivoque que l’Ukraine ne discutera pas d’un transfert de la propriété de ses centrales nucléaires aux États-Unis, y compris celle de Zaporijjia. Cette déclaration est intervenue le lendemain d’une conversation téléphonique avec l’ancien président américain Donald Trump, qui aurait suggéré une éventuelle « prise de possession » par Washington de ces infrastructures cruciales.
Zelensky a souligné, lors d’une conférence de presse à Oslo : « Nous n’en discuterons pas. Nous avons 15 réacteurs nucléaires en service aujourd’hui. Tout cela appartient à notre État. » L’Ukraine possède quatre centrales nucléaires opérationnelles, toutes construites pendant l’ère soviétique, et le sort de la centrale de Zaporijjia suscite des inquiétudes majeures, tant à Kiev qu’à l’international.
Les Enjeux de la Centrale de Zaporijjia
La centrale de Zaporijjia est la plus grande d’Europe. Depuis son occupation par les forces russes début 2022, la sécurité de cette installation a été une source constante de préoccupation pour l’Ukraine et l’Occident, particulièrement pour l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Des accusations réciproques entre Russes et Ukrainiens concernant des frappes sur cette centrale se sont multipliées au cours des trois dernières années.
Mercredi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait soutenu que la prise de possession des centrales ukrainiennes par les États-Unis pourrait constituer un moyen efficace pour protéger les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Cette proposition fait suite à un appel entre Trump et Zelensky, où la question de la propriété a été évoquée. Leavitt a indiqué : « La possession par les Américains de ces centrales constituerait la meilleure protection et le meilleur soutien possible pour les infrastructures énergétiques ukrainiennes. »
Cependant, Zelensky a rapidement rejeté la notion de transfert de propriété, affirmant plutôt que l’Ukraine n’a pas abordé la question de la propriété avec Trump. Le président a déclaré : « Nous n’avons absolument pas abordé cette question », confirmant qu’il avait principalement discuté d’une centrale, spécifiquement celle sous occupation russe. Il a néanmoins laissé la porte ouverte à une éventuelle coopération : « Si les Américains veulent moderniser, investir dans la centrale nucléaire de Zaporijjia, c’est une question ouverte, nous pouvons en parler. »
Cec-ci souligne la volonté de l’Ukraine de conserver ses infrastructures nucléaires tout en cherchant des partenariats pour assurer leur développement et leur sécurité. Zelensky fait mention de la longue histoire de l’Ukraine en matière d’énergie nucléaire, marquée par la catastrophe de Tchernobyl en 1986, qui avait laissé des séquelles durables non seulement sur le territoire ukrainien, mais également en Russie et au Bélarus. Cette expérience a sensibilisé le pays aux enjeux de sécurité nucléaire, le rendant naturellement réticent à envisager des changements dans la propriété de ses installations.
L’Ukraine, tout en préservant ses droits sur ses infrastructures, essaie de naviguer avec prudence dans un environnement géopolitique complexe. Les États-Unis sont devenus des alliés majeurs dans la lutte contre l’agression russe, et les discussions sur l’énergie sont particulièrement délicates dans le contexte actuel.
En conclusion, la position de Zelensky sur les centrales nucléaires ukrainiennes montre une volonté déterminée de maintenir la souveraineté énergétique de l’Ukraine tout en gardant ouvertes les voies de coopération internationale nécessaires pour garantir à la fois