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Lucien Lazare, historien de la Résistance et défenseur de la mémoire des Justes, est mort à 101 ans

Découvrez le parcours de Lucien Lazare, historien, ancien résistant et défenseur de la mémoire des Justes parmi les nations.

Lucien Lazare, une vie consacrée à la mémoire de la Résistance

L’historien franco-israélien et ancien résistant Lucien Lazare est mort à Jérusalem, un mardi 22 septembre, à l’âge de 101 ans, selon l’annonce faite par sa famille. Né en 1924 à Strasbourg, il avait consacré une grande partie de sa vie à l’étude de la Résistance, à la transmission de la mémoire de la Shoah et à la reconnaissance de celles et ceux qui avaient aidé les Juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Lucien Lazare se définissait lui-même comme un « historien de la Résistance ». Cette formule résumait à la fois son parcours personnel et son engagement intellectuel. Avant de devenir chercheur, auteur et responsable éducatif, il avait été directement impliqué dans les combats de la Libération. Membre des Éclaireurs israélites de France, il avait rejoint la compagnie « Marc Haguenau » et participé notamment à la libération de Castres, dans le Tarn, en 1944.

Son expérience de la guerre a profondément marqué son itinéraire. Elle l’a conduit à s’intéresser aux différentes formes de résistance à l’occupation et aux persécutions antisémites. Dans ses travaux, il a accordé une place centrale aux personnes qui, au péril de leur vie, avaient protégé des Juifs menacés de déportation.

Un passeur entre la France et Israël

Après la guerre, Lucien Lazare a exercé des responsabilités dans les domaines de l’éducation et de la vie communautaire à Strasbourg. Il a ensuite immigré en Israël en 1968. Installé à Jérusalem, il y a dirigé un lycée, poursuivant ainsi un engagement fondé sur la transmission des savoirs et des valeurs.

Son parcours s’est également inscrit dans l’histoire du mémorial de la Shoah Yad Vashem. Il a été membre de la commission chargée de désigner les « Justes parmi les nations », distinction attribuée à des non-Juifs ayant sauvé ou tenté de sauver des Juifs pendant la Shoah. Cette fonction l’a placé au cœur d’un travail de documentation et d’évaluation particulièrement sensible, qui vise à établir les faits et à honorer les actes de solidarité accomplis sous la menace nazie.

Lucien Lazare a publié plusieurs ouvrages consacrés à la Résistance. Il est également l’auteur d’un dictionnaire des Justes de France, travail qui témoigne de son intérêt pour les parcours individuels et pour la diversité des formes prises par le sauvetage. Son approche cherchait à faire connaître ces histoires sans dissocier la mémoire des faits de la réflexion sur les valeurs qu’ils peuvent transmettre.

Homme de gauche, Lucien Lazare défendait la non-violence. Il considérait les Justes de France comme des « résistants non-violents » : des femmes et des hommes qui avaient opposé un refus concret à la persécution, en cachant, accompagnant ou protégeant des Juifs, sans nécessairement prendre les armes. Cette lecture soulignait, selon lui, que la résistance pouvait aussi passer par des gestes de désobéissance, de solidarité et de protection.

« Chasser la haine »

Dans un entretien accordé en 2022 à Studio Qualita, une radio web francophone, Lucien Lazare avait été interrogé sur les valeurs qu’il souhaitait transmettre aux générations futures. Sa réponse avait été concise : « Chasser la haine ». Cette formule prolongeait son travail de mémoire tout en lui donnant une portée civique. Pour lui, se souvenir ne devait pas seulement consister à rappeler les crimes du passé, mais aussi à combattre les mécanismes de haine et de rejet qui peuvent leur survivre.

Les informations disponibles dans l’article reposent sur plusieurs types de sources, dont la fiabilité doit être appréciée avec précision. L’annonce de son décès par sa famille constitue une source directe et crédible pour établir la disparition, même si elle gagnerait à être confirmée par un communiqué institutionnel ou une notice biographique de référence. Les éléments relatifs à ses fonctions auprès de Yad Vashem et à ses publications sont cohérents avec son parcours, mais devraient idéalement être vérifiés dans les archives de l’institution ou dans les notices éditoriales de ses ouvrages.

Enfin, la citation de 2022 est attribuée à un entretien identifiable avec Studio Qualita. Une interview constitue une source pertinente pour rapporter les propos tenus par une personne, à condition de pouvoir consulter l’enregistrement ou la transcription originale. En l’état, l’article fournit une attribution, mais pas de lien ni de référence détaillée. Les faits historiques relatifs à son engagement dans la Résistance mériteraient eux aussi d’être confrontés à des archives ou à des travaux historiques spécialisés. Ces réserves n’invalident pas le récit, mais invitent à distinguer les informations directement documentées des éléments rapportés par l’entourage ou par des sources secondaires.

La rédaction de Commons

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