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Ravel et la Sacem s'affrontent devant le tribunal de Nanterre pour les droits du "Boléro".

Le Boléro de Ravel : une question de co-auteur

La question de savoir si le Boléro de Ravel est une œuvre collaborative est au cœur d’un conflit judiciaire opposant la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et les ayants droit d’Alexandre Benois, un collaborateur de Maurice Ravel.

Les ayants droit d’Alexandre Benois affirment que le Boléro est une « œuvre de collaboration » avec le peintre et décorateur russe. Ils ont intenté une action en justice contre la Sacem après que celle-ci a refusé par deux fois d’inscrire Benois comme coauteur de l’œuvre.

Les enjeux financiers sont considérables. Si la demande des ayants droit était acceptée, le Boléro, qui est entré dans le domaine public en 2016, serait protégé jusqu’en 2039, date à laquelle Alexandre Benois est décédé. Selon l’avocate de la Sacem, les droits générés par le Boléro représentaient plusieurs millions d’euros par an, avec une moyenne de 135 507 euros par an entre 2011 et 2016.

Les ayants droit d’Alexandre Benois font valoir que le Boléro était à l’origine la musique d’un ballet créé à l’Opéra de Paris en 1928. Ils citent plusieurs éléments historiques pour soutenir leur argumentation, tels que la présence du nom de Benois sur l’argument de deux ballets représentés lors de la première du Boléro, la déclaration du secrétaire général de l’Opéra de Paris dans Le Figaro selon laquelle Benois était l' »auteur » des trois spectacles, et un courrier d’un directeur juridique de la Sacem dans les années 1980 mentionnant la collaboration avec la chorégraphe du ballet.

Lors de l’audience, l’enjeu principal était le rôle de la Sacem dans la reconnaissance d’un éventuel coauteur du Boléro. Les avocats de Benois ont reproché à la Sacem de ne pas avoir fourni de preuves suffisantes pour refuser la demande des ayants droit, tandis que l’avocate de la Sacem a rétorqué que la société n’avait pas la charge de la preuve et que cela n’était pas juste d’être contrainte de fournir un travail colossal pour batailler contre des chimères.

La décision de la cour est attendue le 24 juin.

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  1. Cet article est basé sur des informations fournies par l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse internationale réputée pour sa fiabilité et son professionnalisme. Cependant, il est important de noter que l’article ne mentionne pas d’autres sources pour étayer les arguments des ayants droit d’Alexandre Benois. Il aurait été préférable d’inclure des sources supplémentaires pour évaluer la crédibilité de ces arguments. Malgré cela, l’article fournit des informations claires et compréhensibles sur le conflit juridique autour du coauteur du Boléro de Ravel.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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