Hausse des embauches au premier trimestre 2026 portée par les CDD malgré le recul des CDI et la quasi-égalité entre signatures et fins de contrats selon la Dares et les indicateurs Hellowork
La Dares signale une hausse des embauches tirée par les CDD au T1 2026. Les CDI reculent et les offres diminuent selon Hellowork, analyse et décryptage.
Le premier trimestre 2026 a affiché une progression modeste des embauches en France métropolitaine : +0,9% par rapport au trimestre précédent, selon les dernières statistiques publiées par le ministère du Travail le 9 juillet. Sur la période, 6,58 millions de contrats de travail ont été signés dans le secteur privé (hors agriculture, intérim et particuliers employeurs), chiffre diffusé par la Dares, le département des études du ministère.
Des CDD en hausse, des CDI en recul
La hausse globale masque des dynamiques opposées selon la nature des contrats. Les contrats à durée déterminée (CDD) continuent de croître : 5,61 millions de CDD ont été signés au premier trimestre, soit une hausse de 1,1% par rapport au trimestre précédent (après +1,8% au quatrième trimestre 2025).
À l’inverse, les embauches en contrat à durée indéterminée (CDI) ont poursuivi leur recul : 964 300 CDI signés sur le trimestre, en baisse de 0,7% (après une baisse de 2,2% au trimestre précédent). Cette divergence entre CDD et CDI illustre une flexibilité accrue portant principalement sur l’emploi temporaire.
Fins de contrats et mouvements de main-d’œuvre
Parallèlement aux embauches, le nombre de fins de contrats a également augmenté : +0,8% sur le trimestre, pour atteindre 6,57 millions, un niveau presque identique à celui des signatures. Les fins de CDI et de CDD ont progressé respectivement de 0,4% et 0,8% par rapport au trimestre précédent.
La Dares note des différences sectorielles marquées : sur un an, les mouvements de main-d’œuvre sont en net repli dans l’information-communication et, dans une moindre mesure, dans la construction, tandis qu’ils augmentent nettement dans le tertiaire non marchand. Ces observations indiquent que la rotation des emplois varie fortement selon les secteurs, influençant à la fois le recours au CDD et la stabilité en CDI.
Le rapprochement entre le nombre d’embauches et de fins de contrat sur le trimestre suggère une certaine fluidité du marché du travail : si le volume global des entrées et sorties est élevé, le solde net d’emplois créés au cours du trimestre apparaît limité, d’après ces seuls chiffres de flux.
Sur le plan des offres, Hellowork, l’un des grands sites d’annonces d’emploi en France, rapporte pour le premier semestre 2026 une diminution globale des offres diffusées de 9% par rapport au second semestre 2025, à 4,6 millions. Selon le baromètre publié par l’entreprise, les offres pour les CDI ont reculé de 13%, et celles visant les techniciens et l’ingénierie industrielle de 17%.
Ces données publiées par Hellowork viennent compléter les chiffres de la Dares en apportant un volet « demande » du marché, montrant une contraction des annonces, notamment pour les postes durables (CDI) et pour certaines fonctions techniques.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
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La Dares, service statistique du ministère du Travail, est une source officielle : ses données proviennent d’enquêtes administratives et sont utilisées régulièrement par les pouvoirs publics et les analystes. Sa fiabilité est élevée pour décrire les flux de contrats (embauches et fins), même si l’interprétation requiert de garder en tête l’exclusion des secteurs précisés (agriculture, intérim, particuliers employeurs) et le fait que les chiffres représentent des flux et non des stocks d’emploi.
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Hellowork est un acteur privé du recrutement en ligne qui publie des baromètres basés sur ses propres bases d’annonces. Ses indicateurs sont utiles pour mesurer l’évolution des offres visibles sur sa plateforme et, par extension, donner un signal sur la demande d’emploi publiée en ligne. Toutefois, ces données peuvent refléter des biais liés à la couverture de la plateforme (secteurs, tailles d’entreprises, pratiques de publication) et ne représentent pas nécessairement la totalité du marché des offres d’emploi, d’où la prudence pour les extrapolations générales.
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En résumé, les chiffres officiels de la Dares offrent une lecture robuste des flux d’embauches et de fins de contrat au premier trimestre 2026, tandis que les données de Hellowork complètent le tableau en montrant une contraction des offres publiées sur sa plateforme. La combinaison des deux sources permet une vision plus complète, mais les limites méthodologiques propres à chaque source doivent être gardées à l’esprit.
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Enfin, l’ensemble de ces éléments signale une tendance où la croissance des CDD soutient encore le volume d’embauches, alors que la demande affichée pour des CDI et certains profils techniques diminue. Pour mesurer l’impact réel sur l’emploi durable et le marché du travail global, il faudra suivre l’évolution des flux sur plusieurs trimestres et croiser ces données avec les indicateurs de créations nettes d’emplois et le suivi sectoriel détaillé.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.