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Prix des carburants quelles aides le gouvernement envisage pour soutenir les ménages et les professionnels les plus exposés

Prix des carburants : découvrez les aides étudiées pour les ménages, les gros rouleurs et les professionnels les plus exposés.

Face à la hausse persistante des prix des carburants, le gouvernement devait réunir plusieurs ministres lundi 21 septembre afin d’examiner de nouvelles mesures de soutien. L’objectif affiché était de répondre aux difficultés rencontrées par les ménages, les actifs dépendants de leur véhicule et les secteurs professionnels fortement exposés, tout en évitant le retour à une aide générale jugée trop coûteuse.

Cette réunion intervenait dans un climat de tension croissante. Quelques jours auparavant, des pêcheurs avaient bloqué deux ports ainsi qu’un dépôt pétrolier en Méditerranée pour protester contre l’augmentation du prix du gazole. Ces actions illustraient la pression exercée sur les professions pour lesquelles le carburant constitue une dépense incontournable. Le gouvernement cherchait donc à adapter les dispositifs existants avant leur échéance, sans annoncer à ce stade de solution définitive.

Une aide destinée aux actifs dépendants de leur véhicule

La principale piste concernait le dispositif destiné aux « gros rouleurs ». Lancée au printemps, cette aide devait permettre à certains actifs de percevoir 100 euros, sous conditions de ressources, lorsqu’ils parcourent au moins 15 kilomètres par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail, ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle.

Selon les chiffres avancés par le ministre du Pouvoir d’achat, Serge Papin, environ 1,5 million de personnes avaient demandé cette aide, pour un nombre de bénéficiaires potentiels estimé à trois millions. Le dispositif devait initialement prendre fin le 30 septembre. Face au mécontentement suscité par cette échéance, le ministre a toutefois assuré qu’il ne s’arrêterait pas à cette date et annoncé une réunion autour du Premier ministre, Sébastien Lecornu.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé qu’un nouveau dispositif devait être étudié pour les actifs à compter du 1er octobre. Elle a précisé qu’il viserait en priorité les ménages les plus précaires, sans détailler les critères retenus ni le montant de l’aide. La reconduction à l’identique de l’aide aux « grands rouleurs » n’était donc pas acquise. Sa prolongation, sa transformation ou son élargissement figuraient parmi les options évoquées.

Des associations demandaient déjà un effort supplémentaire. Familles rurales proposait notamment de porter l’aide de 100 à 200 euros et de relever le plafond de ressources de 16 880 à 25 000 euros par part fiscale. Selon ses estimations, une telle évolution aurait pu permettre d’intégrer deux millions de bénéficiaires supplémentaires. Ces propositions relevaient toutefois du débat public et ne constituaient pas, au moment de la réunion, des décisions gouvernementales.

Des mesures ciblées pour les secteurs les plus exposés

La réunion devait également porter sur la sécurité des approvisionnements en pétrole, en produits raffinés et en gaz, ainsi que sur la gestion des stocks. Le gouvernement examinait donc la crise sous un angle plus large que celui du soutien aux automobilistes.

Plusieurs mesures sectorielles étaient déjà prolongées jusqu’au 31 décembre pour les pêcheurs, les agriculteurs et certaines entreprises du bâtiment et des travaux publics. Pour les pêcheurs, le soutien devait atteindre environ 35 centimes par litre de carburant et évoluer en fonction des cours. Des prêts à taux zéro étaient également envisagés afin d’aider les professionnels confrontés à des difficultés de trésorerie.

L’exécutif privilégiait ces aides ciblées plutôt qu’une baisse générale de la fiscalité ou un plafonnement des prix. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, estimait qu’une baisse des taxes bénéficiant à tous serait coûteuse, difficile à financer et peu efficace pour soutenir uniquement les ménages qui en ont le plus besoin.

Le coût des dispositifs au cœur des arbitrages

Le gouvernement mettait en avant le précédent de 2022, lorsque la ristourne accordée à l’ensemble des automobilistes avait représenté une dépense de 7,6 milliards d’euros pour l’État. Les aides mises en place depuis le début de la nouvelle crise énergétique étaient, elles, évaluées à 1,4 milliard d’euros par le ministre des Comptes publics, David Amiel.

L’exécutif contestait par ailleurs l’idée selon laquelle la hausse des prix à la pompe entraînerait automatiquement une augmentation des recettes fiscales. Selon les chiffres communiqués par le ministre, les recettes liées aux carburants auraient diminué de 10 millions d’euros entre mars et septembre sur un an, en raison notamment du recul de la consommation.

Fiabilité des sources : le texte s’appuie principalement sur des déclarations attribuées à des membres du gouvernement, relayées par TF1 et France Inter, ainsi que sur les prises de position de Familles rurales et des oppositions politiques. Ces sources sont identifiables et pertinentes pour rendre compte du débat, mais l’article ne fournit ni liens vers les interviews, ni documents budgétaires, ni textes réglementaires permettant de vérifier les montants et les critères annoncés. Les chiffres et les annonces doivent donc être considérés comme déclaratifs tant qu’ils ne sont pas confirmés par des sources administratives ou des décisions officielles.

La rédaction de Commons

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