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Auvergne-Rhône-Alpes : Plus de 160 000 habitants victimes de la pollution aux PFAS dans leur eau

Une cinquantaine de communes en Auvergne-Rhône-Alpes sont confrontées à un problème de contamination des eaux destinées à la consommation humaine par des PFAS (composés poly- et perfluoroalkylés), également connus sous le nom de « polluants éternels ». Selon les résultats d’analyses publiés le 15 janvier par l’Agence régionale de santé (ARS), ces communes présentent des taux de PFAS supérieurs au seuil de référence européen, ce qui concerne environ 166 000 habitants de la région.

Il est important de noter que, selon les connaissances actuelles, on ne sait pas à partir de quel niveau de PFAS il y a un risque avéré pour la santé humaine. Cependant, l’ARS estime qu’il est nécessaire d’agir rapidement pour limiter l’exposition à ces substances. La consommation de ces eaux n’est pas encore interdite, mais l’ARS a demandé pour la première fois des mesures correctives aux collectivités locales concernées, principalement situées dans la vallée de la chimie au sud de Lyon.

Sous peine de recevoir une mise en demeure, ces communes doivent présenter dans les plus brefs délais un plan d’action visant à revenir en dessous du seuil de 100 nanogrammes par litre. Elles auront ensuite trois ans pour mettre en place ces mesures correctives.

Les PFAS sont des substances chimiques largement présentes dans notre vie quotidienne, que l’on retrouve dans des produits tels que les poêles en Teflon, les emballages alimentaires, les textiles imperméables et les voitures. Ces composés sont extrêmement résistants et s’accumulent au fil du temps dans l’air, le sol, les cours d’eau, les aliments et même dans le corps humain, d’où leur surnom de « polluants éternels ». Des études ont montré que, sur le long terme, une exposition à ces substances peut avoir des effets sur la fertilité et augmenter le risque de certains cancers.

Ces derniers mois, plusieurs collectivités et des particuliers ont porté plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » en raison des concentrations alarmantes de PFAS liées à des sites industriels présents dans la vallée de la chimie.

La rédaction de Commons

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