Des actionnaires de Shell demandent des objectifs climatiques conformes à l'Accord de Paris.
Un groupe d’actionnaires du géant des hydrocarbures Shell a décidé de déposer une résolution en vue de l’assemblée générale, afin de forcer le groupe à définir un objectif de réduction de ses émissions en conformité avec l’Accord de Paris. Cette initiative est soutenue par l’organisation d’actionnaires activistes Follow This, qui avait déjà proposé une résolution climat au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale de mai 2023.
Cette année, la résolution prévoit que Shell aligne ses objectifs de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, y compris celles liées à l’utilisation de ses produits, avec l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels, et de poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation des températures à 1,5 degré. La résolution laisse le conseil d’administration élaborer une stratégie pour atteindre ces objectifs.
La résolution est soutenue par 27 investisseurs, et le fondateur de Follow This espère que d’autres actionnaires suivront le mouvement et voteront en faveur du texte. Il estime que les grands actionnaires ont le pouvoir d’agir contre la crise climatique grâce à leurs votes lors des assemblées générales.
Le conseil d’administration de Shell a réagi négativement à cette résolution, la qualifiant d' »irréaliste et simpliste ». Il affirme qu’elle aurait des conséquences négatives pour les consommateurs et serait contraire aux intérêts de l’entreprise et de ses actionnaires. Shell assure toutefois que le groupe va bientôt publier une mise à jour de sa stratégie de transition énergétique. En juin, le groupe avait annoncé que sa production de pétrole resterait « stable » jusqu’en 2030, après avoir présenté en 2021 des objectifs de réduction de 1 à 2% par an.
Il est intéressant de noter que selon les informations de l’article, la résolution déposée cette année est quasiment identique à celle de l’année passée. Cela soulève des questions quant à l’efficacité de ces résolutions et à la volonté réelle de Shell de s’engager dans une réduction significative de ses émissions.