de RER de la région parisienne présentent des niveaux élevés de pollution aux particules fines. Pour mieux comprendre cette problématique, voici les réponses à quatre questions clés.
L’air du métro parisien est-il dangereux pour la santé ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre l’autorité organisatrice des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM) et l’association en charge de la surveillance de la qualité de l’air dans la région, Airparif. Elles publient pour la première fois une cartographie de la pollution dans le métro et le RER parisien.
Des données fiables et contestées
Ces nouvelles données, dévoilées lundi 22 janvier, surviennent quelques mois après une étude réalisée pour l’émission de France Télévisions « Vert de rage », qui a été contestée par la RATP. Pour disposer de données fiables, IDFM a mené une étude d’ampleur, avec l’appui d’Airparif, en demandant à la RATP et à la SNCF d’effectuer des relevés pendant une semaine complète, 24 heures sur 24.
Premiers résultats inquiétants
Les premiers résultats, publiés lundi, concernent 44 des 397 stations du réseau francilien (métro, RER et Transilien). Trois stations affichent une concentration de particules fines PM10 dépassant les 480 µg/m3, soit le seuil maximum recommandé par l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à partir d’une heure d’exposition. Parmi les autres stations étudiées, 31 affichent un « niveau moyen » de concentration de particules fines PM10, c’est-à-dire entre 140 et 480 µg/m3. Enfin, dix ont un « niveau faible », donc inférieur à 140 µg/m3.
Plan d’action pour améliorer la qualité de l’air
Face à ces premiers résultats, IDFM a demandé aux opérateurs RATP et SNCF de déployer un plan d’action pour améliorer la qualité de l’air dans les stations les plus polluées. Des mesures seront prises, notamment le renouvellement de ventilateurs et la construction de nouveaux ouvrages dans les stations concernées.
Une cartographie complémentaire
De plus, Airparif parle d’une « carte évolutive ». En effet, les concentrations dans les 397 autres stations du métro et du RER ainsi que les lignes seront publiées en juin. Cela permettra d’avoir une vision plus globale de la pollution de l’air dans les transports en commun parisiens.
Les causes de la pollution
Les particules fines présentes dans l’air du métro sont principalement produites au moment du freinage des trains.