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Arrestations de militants LGBT en Turquie l Union européenne exprime sa préoccupation et défend les droits fondamentaux

Arrestations de militants LGBT en Turquie : l’Union européenne demande le respect des droits humains et de la société civile.

La Commission européenne a fait part de sa préoccupation après l’arrestation, dimanche, de plusieurs dizaines de personnes en Turquie, lors d’une opération visant des militants LGBT+ et des établissements présentés comme des bars gays. Bruxelles a également dénoncé le blocage de sites internet et de comptes sur les réseaux sociaux, ainsi que les allégations relatives au financement d’organisations de la société civile.

Bruxelles demande le respect des droits fondamentaux

« Après les récentes arrestations et procédures judiciaires engagées contre des militants » LGBT+, « la Commission est préoccupée », a déclaré Christian Wigand, porte-parole de l’institution européenne, lundi 14 septembre. Il a ajouté que Bruxelles suivait « l’évolution de la situation de près », sans fournir davantage de précisions sur les procédures en cours.

La Commission européenne a rappelé que la Turquie, en tant que pays candidat à l’Union européenne et membre de longue date du Conseil de l’Europe, devait garantir les droits humains et la dignité de toutes les personnes, « indépendamment de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle ». Cette déclaration s’inscrit dans le cadre des exigences européennes relatives à l’État de droit, aux libertés fondamentales et à la protection des minorités.

Bruxelles a également insisté sur la nécessité de préserver l’espace accordé aux organisations non gouvernementales. « Toutes les organisations de la société civile doivent pouvoir exercer leurs activités librement, en toute sécurité et sans discrimination, dans le respect de l’État de droit », a exhorté la Commission.

Au moins 63 personnes interpellées, selon les autorités citées

La police turque a mené dimanche plusieurs interventions à Ankara, Istanbul et Izmir. Des arrestations auraient eu lieu dans des bars gays ainsi qu’au domicile de militants LGBT+. Selon les parquets de ces trois villes, cités par l’agence de presse publique Anadolu, au moins 63 personnes ont été interpellées.

Le texte disponible ne précise pas les chefs d’accusation retenus contre les personnes arrêtées, ni le nombre de détenus finalement maintenus en garde à vue ou présentés à un juge. Il ne permet pas non plus de déterminer si toutes les interpellations concernaient directement des militants LGBT+ ou si certaines visaient des personnes présentes dans les établissements concernés.

L’opération a été largement mise en avant par le pouvoir islamo-conservateur, qui affirme agir au nom de la défense de la famille traditionnelle. Le président Recep Tayyip Erdogan prend régulièrement position contre les personnes LGBT+, qu’il a notamment qualifiées de « pervers ». Il leur impute également une part de responsabilité dans la forte baisse de la natalité en Turquie.

Une pression plus large sur la société civile

Les personnes LGBT+ figurent, avec les organisations féministes, parmi les principaux foyers de contestation sociale à l’égard du pouvoir en place depuis 2002. Les arrestations rapportées dimanche interviennent dans un contexte décrit par l’Union européenne comme marqué par des restrictions visant aussi les médias numériques et les associations.

La Commission a ainsi déploré le blocage de sites internet et de comptes sur les réseaux sociaux. Elle a également évoqué des allégations concernant le financement d’organisations de la société civile, sans détailler les structures visées ni la nature exacte des mesures prises. Ces éléments sont donc à considérer avec prudence tant que des informations complémentaires et indépendantes ne sont pas disponibles.

Des sources de nature différente

Les informations citées reposent principalement sur deux types de sources. La déclaration de Christian Wigand constitue une source officielle et directe pour connaître la position de la Commission européenne. Elle est pertinente sur l’analyse et la réaction de Bruxelles, mais ne permet pas, à elle seule, de vérifier le déroulement des arrestations en Turquie.

Le bilan d’au moins 63 interpellations est attribué aux parquets d’Ankara, d’Istanbul et d’Izmir, par l’intermédiaire de l’agence Anadolu. Ces autorités sont les mieux placées pour communiquer sur une opération judiciaire, mais leur présentation peut refléter la version officielle des faits. Anadolu étant une agence de presse étatique, ses informations gagneraient à être confrontées à des sources indépendantes, à des organisations de défense des droits humains ou aux avocats des personnes arrêtées.

En l’état, l’article permet donc d’établir l’existence d’une réaction préoccupée de l’Union européenne et l’annonce d’au moins 63 interpellations par les autorités citées. Il ne fournit toutefois pas assez d’éléments pour mesurer les suites judiciaires de l’opération ni pour confirmer de manière indépendante l’ensemble des accusations et restrictions évoquées.

La rédaction de Commons

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