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Centrale nucléaire de Koursk touchée par un drone l’AIEA appelle à la retenue et confirme l’absence d’incendie

Centrale nucléaire Koursk : une tour touchée par un drone, sans incendie ni changement du fonctionnement du réacteur, selon l’AIEA.

Une tour de refroidissement touchée, sans modification du fonctionnement du réacteur

Une tour de refroidissement de la centrale nucléaire russe de Koursk a été touchée par un drone tôt dans la matinée du jeudi 17 septembre 2026, selon les informations communiquées le lendemain par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’agence onusienne a indiqué avoir été informée de l’incident et a précisé qu’il concernait la tour de refroidissement d’une unité réacteur de la centrale.

D’après les éléments transmis à l’AIEA, le réacteur fonctionnait au moment de l’impact. Son mode d’exploitation n’aurait toutefois pas été modifié à la suite de l’incident. L’agence a également indiqué qu’aucun incendie ne s’était déclaré. Ces précisions ne permettent pas, à ce stade, de mesurer précisément l’ampleur des dégâts matériels ni de déterminer les conséquences à plus long terme pour les équipements concernés.

Dans un message publié sur le réseau social X, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a réaffirmé que toute attaque visant une installation nucléaire était « inacceptable ». Il a appelé les parties à faire preuve de la plus grande retenue afin d’éviter qu’un incident ne dégénère et ne provoque un accident nucléaire.

La déclaration de l’AIEA ne désigne pas l’auteur du tir ou de l’attaque. Au moment de sa publication, ni les autorités russes ni les autorités ukrainiennes n’avaient officiellement commenté l’information. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, cette absence de confirmation indépendante invite à présenter les faits avec prudence et à distinguer clairement l’impact du drone, qui est rapporté par l’AIEA, de toute attribution de responsabilité, qui n’est pas établie.

Un site distinct de la centrale actuellement en service

La centrale nucléaire de Koursk se trouve dans l’ouest de la Russie, dans une région située à proximité de la frontière ukrainienne. Le site comprend la centrale historique, construite à partir des années 1970, ainsi qu’un projet plus récent connu sous le nom de Koursk II. Cette nouvelle installation est implantée à proximité de la centrale existante et demeure en construction.

Le texte initial associait l’incident du 17 septembre à la centrale actuellement en exploitation, tout en rappelant qu’une tour de refroidissement de Koursk II avait déjà été visée en juillet, selon une accusation formulée par le gouverneur de la région. Ces deux événements doivent cependant être distingués : le premier concerne, selon l’AIEA, une unité réacteur de la centrale de Koursk ; le second renvoie à une installation voisine en construction et repose sur une déclaration des autorités régionales russes.

Cette distinction est importante pour éviter toute confusion sur l’état des réacteurs et sur la nature des équipements touchés. Une tour de refroidissement participe au fonctionnement général d’une centrale, mais l’information disponible ne permet pas d’affirmer que l’impact a affecté le cœur du réacteur, les systèmes de sûreté ou le niveau de radioactivité autour du site. L’AIEA a uniquement indiqué que l’unité était en fonctionnement, que son régime n’avait pas changé et qu’aucun incendie ne s’était produit.

Une information crédible, mais encore limitée

La source principale de cette information est l’AIEA, organisation internationale chargée de promouvoir l’usage pacifique de l’énergie nucléaire et de contribuer à la sûreté des installations. À ce titre, son témoignage constitue une source institutionnelle de premier plan pour décrire l’incident et rappeler les enjeux de sécurité nucléaire. Toutefois, l’agence précise ici avoir été « informée » de l’impact : cette formulation indique qu’elle rapporte des éléments transmis par d’autres interlocuteurs et ne signifie pas nécessairement qu’une équipe a directement constaté les dégâts sur place.

Les dépêches de l’AFP et de Reuters, reprises par plusieurs médias, apportent une confirmation journalistique indépendante de la déclaration de l’AIEA, mais elles reposent elles aussi principalement sur le communiqué de l’agence. Leur fiabilité est donc élevée pour relater les faits officiellement annoncés, tandis que les circonstances exactes de l’attaque, l’identité de son auteur et l’étendue des dommages restent à confirmer.

À ce stade, l’élément le plus solidement établi est le suivant : une tour de refroidissement d’une unité de la centrale de Koursk a été touchée par un drone le 17 septembre 2026, sans changement signalé dans le fonctionnement du réacteur et sans incendie. L’appel de Rafael Grossi à la retenue rappelle néanmoins que tout incident autour d’une installation nucléaire peut présenter un risque sérieux et exige une vérification indépendante ainsi qu’une communication transparente.

La rédaction de Commons

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