Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 758 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

Le Pentagone annule un accord de peine pour le "cerveau" du 11-Septembre

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a pris une décision majeure en annulant un accord de peine négociée pour Khalid Cheikh Mohammed, surnommé ‘KSM’, considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001. Cet accord controversé, qui avait été annoncé le mercredi précédent, avait suscité de vives critiques et émotion parmi les proches des 3000 victimes des attaques. Il permettait à cet individu originaire du Pakistan et élevé au Koweït d’éviter un procès et la peine de mort, en échange de la réclusion à perpétuité. La révocation de cet accord concerne également deux autres accusés, Walid bin Attash et Mustafa al-Hawsawi.

Dans une note explicative, le ministre a affirmé prendre personnellement la responsabilité de décider de conclure ou non des accords de peine avec les accusés avant le procès. Il a également révoqué l’autorité de Susan K. Escallier, qui supervisait ces affaires en tant que haute-responsable du ministère de la Défense pour les commissions militaires. Cette action vise à centraliser et revoir attentivement les décisions prises dans ces dossiers délicats.

Khalid Cheikh Mohammed, souvent désigné par ses initiales KSM, a été qualifié d' »entrepreneur terroriste » par le rapport officiel sur les attentats du 11 septembre. Bien qu’il n’ait pas été originellement affilié à Al-Qaïda, il a revendiqué avoir organisé et planifié les attaques les plus mortelles de l’histoire moderne. Actuellement détenu à Guantanamo depuis 18 ans, il attendait une résolution dans les procédures judiciaires sans avoir jamais été jugé.

Les trois accusés, Khalid Cheikh Mohammed, Walid bin Attash et Mustafa al-Hawsawi, ont été soumis à des années de détention sans jugement, notamment en raison de la controverse entourant les tortures subies en détention secrète par la CIA. En mars 2022, des pourparlers étaient en cours pour envisager un accord de peine négociée, les accusés exprimant notamment le souhait de rester à Guantanamo plutôt que d’être transférés dans une prison fédérale sur le territoire américain.

La décision du ministre de la Défense de révoquer l’accord de peine négociée soulève des questions sur l’avenir judiciaire de ces suspects clés des attentats du 11 septembre. L’incertitude quant à la tenue de leur procès et aux conséquences de ces actions souligne la complexité et la sensibilité entourant cette affaire emblématique de la lutte contre le terrorisme international.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues