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L’Iran propose aux États-Unis de rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours sous réserve de plusieurs conditions diplomatiques

Détroit Ormuz : l’Iran propose une réouverture sous sept jours, à condition que Washington accepte plusieurs exigences diplomatiques.

L’Iran a proposé aux États-Unis un mécanisme en sept jours pour rouvrir le détroit d’Ormuz, à condition que Washington accepte plusieurs exigences concernant la guerre au Moyen-Orient et les sanctions visant Téhéran. L’annonce a été faite jeudi 24 septembre 2026 à New York par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

« Si certaines conditions sont remplies, le détroit sera ouvert au terme du septième jour et les pourparlers reprendront », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, selon plusieurs médias étrangers. La proposition aurait été transmise aux États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs, notamment qataris. Elle prévoit que le compte à rebours ne commencerait qu’après l’acceptation formelle de Washington.

Une proposition liée à la reprise des négociations

Le plan présenté par Téhéran vise à obtenir une désescalade militaire avant la réouverture de cette voie maritime stratégique. Abbas Araghchi a expliqué que les discussions avec les États-Unis pourraient reprendre au terme des sept jours, en particulier sur le dossier nucléaire iranien. La proposition s’inspirerait d’un mémorandum d’entente conclu en juin, mais dont l’application n’a pas permis de mettre durablement fin aux hostilités.

Selon les éléments rapportés par le ministre iranien et par plusieurs médias, les exigences de Téhéran comprennent la cessation des opérations militaires sur l’ensemble des fronts du conflit, y compris au Liban, ainsi que la fin du blocus naval américain visant les ports iraniens. L’Iran demande également la levée des sanctions américaines contre ses exportations de pétrole et le déblocage d’avoirs détenus à l’étranger, pour un montant estimé à au moins 12 milliards de dollars, soit environ 10,5 milliards d’euros.

Ces conditions doivent toutefois être interprétées avec prudence. Les déclarations publiques d’Abbas Araghchi ne détaillent pas l’ensemble des modalités pratiques de la réouverture. Elles ne précisent notamment ni le calendrier exact des mesures américaines ni les garanties qui seraient apportées aux navires commerciaux. À ce stade, aucun accord définitif n’a été annoncé entre Washington et Téhéran.

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

Situé entre l’Iran et le sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz constitue un passage essentiel pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la circulation maritime y a fortement diminué, ce qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et alimente les inquiétudes sur les marchés de l’énergie.

La perspective d’une réouverture rapide pourrait donc contribuer à réduire la pression sur le commerce mondial et sur les prix du pétrole. Elle ne suffirait toutefois pas, à elle seule, à régler la crise régionale. La sécurité de la navigation dépendrait également de la cessation effective des combats, de la levée du blocus et de la capacité des parties à vérifier le respect de leurs engagements.

Des contacts indirects ont eu lieu cette semaine à New York entre Abbas Araghchi et l’émissaire américain Steve Witkoff, avec la participation de Jared Kushner et sous médiation qatarie. Les deux camps ont décrit les échanges comme constructifs, sans toutefois annoncer de concession publique. Téhéran affirme attendre désormais la réponse des États-Unis.

Des sources concordantes, mais encore des zones d’incertitude

La première information sur une possible réouverture sous sept jours avait été publiée par l’agence japonaise Kyodo, citant un haut responsable iranien resté anonyme. Cette source est reconnue pour son sérieux, mais l’anonymat du responsable ne permettait pas, à lui seul, de confirmer officiellement la position de Téhéran. Des médias iraniens avaient d’ailleurs démenti cette première version.

La déclaration publique d’Abbas Araghchi apporte un élément de confirmation important. Elle a été rapportée par des médias internationaux établis, dont The New York Times et The Guardian, ainsi que par d’autres agences et publications reconnues. Ces sources présentent toutefois principalement la version du ministre iranien. En l’absence de document intégral rendu public ou de confirmation détaillée de la Maison-Blanche, les conditions exactes de l’offre et la possibilité de sa mise en œuvre restent à vérifier.

La proposition iranienne constitue donc un signal diplomatique notable, mais pas encore un accord. Son évolution dépendra de la réponse américaine, de la réalité des mesures demandées et de la capacité des deux parties à transformer cette initiative en engagements vérifiables.

La rédaction de Commons

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