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Sanctions européennes contre Xenia Fedorova le Kremlin dénonce une persécution et l’Union européenne défend sa lutte contre l’ingérence russe

Sanctions européennes contre Xenia Fedorova : le Kremlin proteste, tandis que l’UE justifie sa décision par la lutte contre l’ingérence russe.

Le Kremlin a dénoncé, vendredi 25 septembre 2026, une prétendue « persécution » visant Xenia Fedorova, après l’adoption par l’Union européenne de sanctions à l’encontre de cette figure médiatique russe active en France. La décision européenne, prise la veille, s’inscrit dans le régime de mesures visant les activités déstabilisatrices attribuées à la Russie, notamment la manipulation de l’information et les opérations d’influence.

« Il s’agit d’une pression flagrante exercée sur les médias. Il s’agit d’une persécution à l’encontre d’une représentante des médias », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, lors de son point de presse quotidien. Cette réaction, rapportée par l’Agence France-Presse, reprend la ligne défendue régulièrement par les autorités russes, qui présentent les sanctions occidentales visant leurs relais médiatiques comme des atteintes à la liberté d’expression.

Une décision européenne fondée sur des activités d’influence

Le Conseil de l’Union européenne a inscrit Xenia Fedorova sur sa liste de personnes faisant l’objet de mesures restrictives en raison de son rôle présumé dans la diffusion de récits favorables aux autorités russes. Dans sa décision, l’UE la présente comme une personnalité médiatique russe et une ancienne cadre dirigeante de Russia Today France, devenue un relais actif de discours pro-russes en France et dans d’autres États membres.

Les autorités européennes lui reprochent notamment de diffuser des narratifs alignés sur ceux promus par Moscou concernant la guerre menée contre l’Ukraine, le soutien européen à Kyiv, l’Otan et les relations entre la Russie et l’Union européenne. La décision précise que ces prises de position s’inscrivent dans le cadre plus large des activités hybrides russes, qui comprennent, selon l’UE, les opérations de manipulation de l’information et d’ingérence.

Ces sanctions ne constituent pas une mesure générale visant l’ensemble des journalistes russes. Elles reposent sur un dispositif européen destiné à cibler des individus considérés comme participant à des actions ou à des politiques portant atteinte à la sécurité, à la stabilité ou aux valeurs fondamentales de l’Union et de ses États membres. Le régime prévoit notamment des restrictions financières et des interdictions de mise à disposition de fonds ou de ressources économiques.

La France salue les sanctions

Xenia Fedorova avait auparavant dirigé RT France, chaîne financée par l’État russe dont la diffusion dans l’Union européenne a été suspendue après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Elle a également fait l’objet de mesures françaises distinctes, dont une interdiction du territoire, présentée par les autorités comme une réponse à des activités considérées comme contraires aux intérêts fondamentaux de l’État.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué la décision européenne sur le réseau social X. « La France, comme l’Union européenne, continuera d’entraver les activités de déstabilisation menées par la Russie sur notre sol », a-t-il déclaré. Paris considère ainsi le dossier de Xenia Fedorova non comme une simple controverse éditoriale, mais comme un élément de la lutte contre les opérations d’influence étrangères.

La mesure intervient alors que la chroniqueuse russe continue d’être évoquée dans le débat médiatique français. Des documents européens récents indiquent qu’elle est intervenue dans plusieurs médias en France après la suspension des activités de RT dans l’Union. Cette présence alimente les critiques de responsables politiques, qui estiment que les sanctions contre les médias russes ne suffisent pas lorsque leurs anciennes figures continuent de s’exprimer par d’autres canaux.

Une source principale solide, mais des déclarations à attribuer

Les informations centrales de l’article sont étayées par des sources institutionnelles de premier ordre : le Conseil de l’Union européenne pour le contenu et le fondement des sanctions, ainsi que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères pour la réaction de Jean-Noël Barrot. Ces documents officiels sont particulièrement fiables pour établir l’existence de la décision, sa date et les motifs avancés par les autorités européennes.

La citation de Dmitri Peskov est, elle, attribuée à l’AFP. Cette agence constitue une source journalistique reconnue, mais la formulation doit rester présentée comme une déclaration du porte-parole russe et non comme un fait établi. Le terme de « persécution » relève de l’interprétation politique du Kremlin. De même, les accusations européennes concernant la manipulation de l’information doivent être attribuées à l’UE, sans les transformer en jugement indépendant ou définitif sur l’ensemble des activités de Xenia Fedorova.

La rédaction de Commons

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