Prix Albert Londres 2026 : Bruno Meyerfeld récompensé pour ses reportages sur les peuples indigènes et l’Amazonie brésilienne
Prix Albert Londres : Bruno Meyerfeld est récompensé pour ses reportages sur les peuples indigènes du Brésil. Découvrez aussi les autres lauréats.
Bruno Meyerfeld a reçu, mardi 27 octobre 2026, le 88e prix Albert Londres de la presse écrite pour ses reportages sur les peuples indigènes au Brésil, publiés dans Le Monde. Âgé de 35 ans, le journaliste indépendant est distingué pour un travail qui associe attention aux populations amazoniennes, enjeux environnementaux et récit des violences subies. Le palmarès récompense également Brice Lambert dans la catégorie audiovisuelle et Arthur Sarradin dans celle du livre.
Bruno Meyerfeld, raconter l’Amazonie et ses habitants
Avec cette récompense, le jury met en lumière des articles consacrés aux peuples indigènes du Brésil. Son appréciation porte autant sur les sujets traités que sur la manière de les raconter : il souligne une écriture sensible, qui ne détourne pas le regard des violences. La formule « Avec poésie » accompagne ainsi un jugement sur la capacité du reporter à rendre compte de réalités difficiles sans en atténuer la gravité.
Ces reportages s’inscrivent dans un parcours journalistique largement consacré aux questions environnementales. Le jury insiste notamment sur l’attention portée à l’Amazonie et aux populations qui l’habitent. La distinction ne sépare donc pas la forêt de ses habitants : elle récompense un travail où les réalités humaines occupent une place centrale dans le traitement de cet environnement.
Le choix de Bruno Meyerfeld donne ainsi une visibilité particulière à des populations dont les violences subies constituent l’un des sujets des articles primés. Il distingue aussi une démarche de reportage : aller à la rencontre des personnes concernées et faire entendre leur existence à travers des récits publiés dans la presse écrite. C’est cette articulation entre qualité narrative et attention au terrain que retient le commentaire du jury.
Brice Lambert récompensé pour son documentaire sur les femmes aux États-Unis
Le 42e prix Albert Londres de l’audiovisuel revient à Brice Lambert, 40 ans, pour Sexe faible, l’Amérique en guerre contre ses femmes, un documentaire associé à Arte et Studio Fact Presse. Le film s’intéresse au recul des droits des femmes aux États-Unis, un sujet que le jury considère comme dépassant la seule actualité politique de Donald Trump.
Dans son commentaire, le jury propose une lecture particulièrement sévère de la société américaine. Il évoque le fanatisme religieux, la misogynie structurelle et le masculinisme pour expliquer la portée qu’il attribue au documentaire. Ces termes relèvent de son appréciation du film : ils doivent être présentés comme tels, et non comme des conclusions indépendamment établies par l’annonce du palmarès.
Arthur Sarradin, les voix de l’univers carcéral syrien
Le 10e prix Albert Londres du livre couronne Arthur Sarradin, 26 ans, pour Le Nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien, publié aux éditions du Seuil. Correspondant au Proche-Orient, notamment pour Radio France, il rassemble dans cet ouvrage les témoignages d’anciens détenus des prisons du régime syrien. Son récit revient sur cet univers carcéral après la chute de Bachar al-Assad, en décembre 2024.
Le jury salue chez le journaliste une maturité et une maîtrise de l’écriture et de la narration. Cette reconnaissance porte à la fois sur la matière recueillie et sur sa restitution au lecteur. Le livre prolonge ainsi, dans un format différent du reportage de presse ou du documentaire, un travail fondé sur les témoignages et leur mise en récit.
Des sources solides pour le palmarès, des appréciations à attribuer
Le communiqué officiel du prix Albert Londres constitue la source de référence pour vérifier les lauréats, les catégories et les commentaires du jury. Sa fiabilité est élevée sur ces informations institutionnelles. En revanche, ses éloges expriment le jugement de l’organisateur : ils ne constituent pas une évaluation extérieure des œuvres récompensées.
Les articles du Monde, de L’Orient-Le Jour et de Livres Hebdo permettent de recouper le palmarès. Une réserve doit toutefois être explicitée : Le Monde est aussi le journal ayant publié les reportages de Bruno Meyerfeld. Cette proximité n’invalide pas l’information, confirmée officiellement, mais justifie de distinguer l’annonce vérifiable du prix des appréciations valorisantes sur les travaux primés.