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Tour Montparnasse : les copropriétaires rejettent le lancement des travaux de rénovation, un projet à 800 millions d’euros compromis

La rénovation tour Montparnasse est compromise après le rejet du chantier par les copropriétaires. Découvrez les enjeux et les prochaines étapes.

Le lancement des travaux rejeté par les copropriétaires

Le projet de rénovation de la tour Montparnasse a subi un coup d’arrêt majeur. Réunis en assemblée générale le mercredi 23 septembre, les copropriétaires de l’immeuble parisien ont rejeté la résolution qui devait permettre d’engager la première phase des travaux. Le texte proposait notamment de lancer un marché portant sur le désamiantage, le curage et la dépose partielle de la façade.

Selon les informations rapportées par l’Agence France-Presse, confirmées par un copropriétaire présent à la réunion, la résolution a été refusée par plus de 76 % des votants. Ce résultat compromet directement la poursuite du projet tel qu’il avait été présenté ces dernières années.

Cette assemblée générale revêtait une importance particulière. Le permis de construire accordé pour la rénovation de la tour de bureaux devait expirer à la fin du mois de novembre. Le vote constituait donc la dernière occasion, dans le calendrier prévu, de lancer les travaux avant cette échéance administrative.

Un projet à 800 millions d’euros fragilisé par les divisions

Imaginée depuis 2015, la rénovation devait transformer en profondeur la tour Montparnasse. Le projet prévoyait notamment de remplacer son apparence actuelle par une enveloppe vitrée, d’aménager des terrasses arborées et d’intégrer de nouvelles activités, parmi lesquelles un hôtel, des commerces et différents services. Une serre agricole devait également prendre place sur le toit de l’immeuble.

Le coût global de l’opération était estimé à 800 millions d’euros. Cette enveloppe, jugée de plus en plus lourde, a contribué à nourrir les désaccords entre les copropriétaires. Le principal d’entre eux, LFPI, ou La Financière patrimoniale d’investissement, avait pourtant soutenu le projet jusqu’à récemment.

En juillet, LFPI avait annoncé son opposition, invoquant l’explosion du coût prévisionnel ainsi que des tensions internes liées à des échanges de surfaces. Les discussions engagées pendant l’été n’ont pas permis de parvenir à un accord. Le mouvement de contestation s’est ensuite élargi à d’autres acteurs importants de la copropriété, dont la MGEN et Axa.

Le rejet de la résolution traduit ainsi moins une simple difficulté technique qu’une rupture dans le consensus nécessaire à la conduite d’un chantier de cette ampleur. Sans accord entre les principaux propriétaires, le financement, le calendrier et le contenu même de la rénovation restent désormais incertains.

Quel avenir pour la tour Montparnasse ?

À ce stade, le projet est considéré comme abandonné dans sa forme actuelle. Frédéric Lemos, ancien président du conseil syndical de l’immeuble et copropriétaire, a également estimé que la rénovation du centre commercial situé au pied de la tour était désormais mise de côté. Ces deux opérations étaient liées à la transformation plus large du site.

Dans un communiqué cosigné avec l’entrepreneur Xavier Niel et deux autres copropriétaires, Frédéric Lemos affirme toutefois ne pas vouloir « se résigner à enterrer la tour Montparnasse ». Les signataires appellent l’ensemble des copropriétaires, les partenaires financiers et les pouvoirs publics à se réunir rapidement afin d’examiner les différentes solutions permettant de transformer l’immeuble.

Cette prise de position laisse ouverte la possibilité d’une nouvelle réflexion, mais elle ne permet pas de conclure à une relance prochaine du chantier. Le permis de construire arrivant à expiration fin novembre, de nouvelles démarches pourraient être nécessaires si un autre projet devait voir le jour. Le calendrier, le financement et l’ampleur d’une éventuelle rénovation restent donc à définir.

Fiabilité des informations : l’article d’origine s’appuie principalement sur une dépêche de l’Agence France-Presse et sur le témoignage d’un copropriétaire présent à l’assemblée générale. L’AFP constitue une source journalistique reconnue, mais le détail du vote repose ici sur une personne directement impliquée, dont l’identité et les documents de séance ne sont pas précisés. Les déclarations de Frédéric Lemos et des autres signataires sont, quant à elles, clairement présentées comme des prises de position. Les éléments relatifs au projet, à son coût et à l’expiration du permis sont rapportés comme des informations de contexte, sans document officiel cité dans le texte fourni ; ils doivent donc être considérés avec prudence.

La rédaction de Commons

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