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Crise politique en Géorgie : la Cour constitutionnelle rejette la demande d'invalidation des résultats des législatives

La Cour constitutionnelle de Géorgie maintient les résultats des élections législatives

La Cour constitutionnelle de Géorgie a rendu sa décision le mardi 3 décembre en refusant d’invalider les résultats des élections législatives qui se sont déroulées fin octobre. Ces élections avaient été officiellement remportées par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien. La Cour a déclaré dans un communiqué qu’elle n’avait pas retenu les plaintes contestant la constitutionnalité des élections du 26 octobre, et que sa décision était finale. Cependant, malgré cette décision, l’opposition continue d’affirmer que les élections ont été entachées de fraudes et réclame leur réorganisation.

Les manifestations pro-UE se poursuivent en Géorgie

Suite à l’annonce de la Cour constitutionnelle, les manifestations pro-UE se sont intensifiées en Géorgie, avec des affrontements entre les manifestants et la police qui ont fait vingt-six blessés, principalement parmi les protestataires. Ces manifestations ont également gagné d’autres villes du pays, comme Batoumi, la deuxième plus grande ville de Géorgie, d’après les médias locaux. Une nouvelle soirée de mobilisation est prévue pour le mardi suivant.

Le Premier ministre géorgien rejette les accusations de l’opposition

En réaction aux protestations et aux revendications de l’opposition, le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidzé, a vivement critiqué ses opposants lors d’une conférence de presse. Il les a accusés d’être à l’origine des violences observées récemment et a affirmé que certaines ONG avaient fourni de l’équipement aux manifestants. Il a averti que ses rivaux politiques ne pourraient échapper à leurs responsabilités et a menacé de prendre des mesures contre les fonctionnaires qui soutiendraient le mouvement de contestation. Selon lui, il s’agit d’un processus d’« autonettoyage du service public ».

Démissions d’ambassadeurs et mouvements de grève

En parallèle, la crise politique en Géorgie a entraîné des démissions d’ambassadeurs et des mouvements de grève au sein de certaines entreprises et entités publiques. Plusieurs diplomates ont choisi de quitter leur poste ou ont exprimé leurs désaccords avec les décisions prises par le gouvernement géorgien. Irakli Kobakhidzé a averti que les actions de chacun seraient scrutées de près et qu’elles ne resteraient pas sans réponse, dans le respect de la loi et de la Constitution.

En définitive, la situation politique en Géorgie demeure tendue, avec un clivage important entre le gouvernement et l’opposition. Les manifestations et les contestations continuent malgré la décision de la Cour constitutionnelle, et la situation pourrait évoluer dans les prochains jours en fonction des réactions des différents acteurs impliqués.

La rédaction de Commons

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