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Violences policières en Géorgie lors de manifestations pro-UE

Manifestations en Géorgie : tension persistante après les élections législatives contestées

La situation en Géorgie reste tendue malgré la validation des résultats des élections législatives, avec la police faisant usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants pro-Union européenne à Tbilissi. Les protestations, entamées il y a six jours, ont éclaté après l’annonce du report de l’objectif d’adhésion de la Géorgie à l’UE à 2028 par le Premier ministre. L’opposition accuse le parti au pouvoir, Rêve géorgien, de fraudes électorales lors du scrutin d’octobre.

Malgré une légère baisse du nombre de manifestants, ces derniers continuent de se mobiliser en lançant des feux d’artifice vers le parlement et la police, tout en brandissant des drapeaux de la Géorgie et de l’Union européenne. Les affrontements ont conduit les forces de l’ordre à répliquer d’abord avec une lance à eau, puis avec un canon à eau et du gaz lacrymogène pour contenir la foule qui se déplaçait vers une avenue adjacente.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré que 293 manifestants ont été arrêtés depuis le début des manifestations, tandis que 143 policiers ont été blessés. Des manifestants et des journalistes ont également été victimes de blessures au cours des affrontements. La présidente Salomé Zourabichvili a critiqué l’usage « disproportionné » de la force par la police, dénonçant les « arrestations massives et les mauvais traitements ».

Rivalités politiques exacerbées par les protestations

En réponse aux manifestations, le Premier ministre Irakli Kobakhidzé a attribué les affrontements à l’opposition et à des organisations non gouvernementales, les mettant en garde contre les conséquences de leurs actions. Malgré les critiques, son parti affirme persister dans son soutien à l’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne, expliquant que les Géorgiens ont mal interprété le report des négociations et que le processus d’intégration européenne avance.

Les tensions politiques persistent en Géorgie, avec des manifestations qui reflètent un profond mécontentement parmi la population. La répression des protestations par les autorités suscite des préoccupations quant au respect des droits de l’homme et à la liberté d’expression dans le pays. Face à cette crise, il est crucial que des efforts de dialogue et de médiation soient entrepris pour apaiser les tensions et trouver des solutions consensuelles aux différends politiques en cours.

La situation en Géorgie demeure donc instable, avec des manifestations qui se poursuivent malgré la validation des résultats des élections législatives. Il est essentiel que toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue constructif et respectueux afin de prévenir toute escalade de la violence et de parvenir à des solutions politiques pacifiques et démocratiques.

La rédaction de Commons

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