Netumbo Nandi-Ndaitwah devient la première femme présidente de la Namibie
Netumbo Nandi-Ndaitwah élue présidente de la Namibie
Elle l’a emporté dès le premier tour de l’élection présidentielle. Netumbo Nandi-Ndaitwah, âgée de 72 ans, a été élue présidente de la Namibie avec 57,31% des suffrages, une première pour le pays, a annoncé la commission électorale de cet État d’Afrique australe le mardi 3 décembre. Cette résultat a marqué l’histoire politique de la Namibie, avec Netumbo Nandi-Ndaitwah devenant la première femme présidente du pays. Sa victoire a été saluée par de nombreux électeurs, témoignant d’une évolution significative dans le paysage politique namibien.
Netumbo Nandi-Ndaitwah est issue du parti au pouvoir, la Swapo, qui gouverne le pays de trois millions d’habitants – dont deux tiers ont moins de 30 ans – depuis son indépendance en 1990. La candidate élue est l’actuelle vice-présidente de la Namibie, ce qui lui confère une expérience significative dans les arcanes du pouvoir et des responsabilités gouvernementales.
Netumbo Nandi-Ndaitwah a mené une campagne axée sur des promesses concrètes pour le peuple namibien. Elle a notamment proposé la création de plus de 250 000 emplois dans les cinq prochaines années, mettant en avant la stabilité politique comme un facteur clé pour le développement économique. De plus, elle s’est engagée à attirer des investissements étrangers en utilisant la diplomatie politique comme levier pour promouvoir le pays sur la scène internationale.
Un parcours politique et des positions conservatrices
Fille d’un pasteur anglican, Netumbo Nandi-Ndaitwah a une longue histoire de militantisme politique en Namibie. Ayant fait ses classes au Komsomol, l’organisation de jeunesse du parti communiste soviétique, elle a également vécu en exil en Russie dans les années 1970. Figure emblématique de la lutte pour l’indépendance, elle a été une voix forte pour les Namibiens pendant les périodes de conflit et de transition.
Malgré son engagement pour l’émancipation du pays, Netumbo Nandi-Ndaitwah défend des positions conservatrices sur certains sujets, tel que l’avortement. Sa vision pour une législation stricte en matière d’avortement a suscité des débats au sein de la société namibienne, illustrant les divergences d’opinions au sein du pays.
Lors de l’élection présidentielle, son principal rival, Panduleni Itula du parti des Patriotes indépendants pour le changement (IPC), est arrivé en deuxième position avec 25,50% des voix. Bien que Netumbo Nandi-Ndaitwah ait remporté une victoire confortable, l’opposition a pu faire entendre sa voix, témoignant d’une démocratie en action en Namibie.
La Swapo, le parti de Netumbo Nandi-Ndaitwah, a également remporté les élections législatives qui se déroulaient simultanément, en obtenant 51 sièges contre 20 pour l’IPC. Cependant, ce résultat marque une légère baisse