Donald Trump, une fois élu, peut-il laisser derrière lui ses affaires judiciaires ?
Donald Trump réélu : la question de l’impunité
Ses ennuis judiciaires n’ont pas empêché Donald Trump de remporter une fois de plus l’élection présidentielle américaine face à la candidate démocrate, Kamala Harris. Malgré les 88 chefs d’accusation qui pesaient sur lui, l’ancien président a su conserver le soutien des électeurs américains. Certains observateurs s’interrogent sur le fait que ces procès auraient pu renforcer sa popularité en le présentant comme une victime des démocrates cherchant à le discréditer pour favoriser leur candidate.
Selon les experts, Donald Trump se trouverait désormais à l’abri des poursuites judiciaires grâce à la possibilité de s’accorder une grâce présidentielle dans les affaires fédérales. Malgré cela, une audience est prévue le 26 novembre à New York pour déterminer sa peine dans l’un des quatre procès au pénal. Dans cette affaire, il a été reconnu coupable de falsification comptable aggravée pour dissimuler un présumé complot visant à influencer l’élection de 2016.
La professeure Anne Deysine souligne que la condamnation à une peine de prison ferme semble peu probable, notamment en raison des implications politiques qu’une telle décision comporterait. De plus, les avocats de Donald Trump pourraient demander un report de la condamnation. Quant aux procédures fédérales le visant, la décision de la Cour suprême cet été a considérablement réduit les risques pour l’ancien président, qui devrait voir ces affaires enterrées dès son retour au pouvoir.
Les défis judiciaires persistants pour Donald Trump
Cependant, des poursuites en cours dans l’État de Géorgie pourraient encore poser problème à Donald Trump. Il est poursuivi aux côtés de 14 autres personnes pour des faits similaires aux tentatives d’inversion des résultats de l’élection de 2020. Une enquête déclenchée suite à un appel téléphonique du président sortant en janvier 2021 pourrait potentiellement remettre en cause son impunité.
Malgré un passage par la case prison pour une photo d’identité judiciaire, les avancées de ces poursuites se sont trouvées entravées, notamment par des problèmes de relations entre la procureure et un enquêteur engagé pour l’affaire. Avec les recours en cours, les délais et l’âge avancé de Donald Trump, il est peu probable que ces procédures aboutissent, même au-delà de son second mandat.
Jacques Maillet souligne également une possible incertitude liée au « Projet 2025 » de Donald Trump, qui pourrait influencer le département de la Justice pour renforcer les pouvoirs présidentiels. Malgré les obstacles judiciaires à venir, l’avenir de Donald Trump reste sujet à des développements imprévisibles qui pourraient modifier l’équation judiciaire à son avantage ou à son désavantage.