Emmanuel Macron : retour sur ses petites phrases polémiques en 2023
Emmanuel Macron est connu pour ses formules chocs qui créent souvent la polémique. Au cours de l’année 2023, il a utilisé des mots tels que « factieux » et « décivilisation » pour susciter des réactions. Lors de ses vœux télévisés pour la nouvelle année, il a provoqué l’indignation des militants écologistes et des scientifiques en déclarant : « Qui aurait pu prédire (…) la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? ». Des experts ont rappelé que le premier rapport du Giec datait de 1990, remettant en question la prétendue ignorance de Macron. Le climatologue Christophe Cassou a réagi en commentant : « Allô Jupiter, ici la Terre : il fait 22°C à 22 heures, un 1er janvier ». Deux semaines plus tard, Macron s’est expliqué sur sa formulation et a affirmé avoir voulu délivrer un message d’alerte écologique.
Pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, Macron a déclaré lors d’une interview : « On ne peut accepter ni les factieux, ni les factions ». Cette phrase a été critiquée par plusieurs politiciens de gauche, qui y ont vu une comparaison entre les manifestants pacifiques et les émeutiers. Certains ont même accusé Macron de mépris, d’arrogance et de déni.
Lors de ses déplacements, Macron a également prononcé d’autres petites phrases controversées. En Alsace, il a réagi aux casseroles qui lui ont été adressées en déclarant : « Je ne crois pas qu’ils cherchent à parler, ils cherchent à faire du bruit. C’est pas des casseroles qui feront avancer la France ». En Conseil des ministres, il a déploré « un processus de décivilisation » de la société française face à la recrudescence des agressions contre des élus et des agents publics. Cette expression a été critiquée par la gauche qui l’a accusé d’emprunter des termes à l’idéologie d’extrême droite.
Macron a également été critiqué pour ses propos sur les émeutiers, déclarant : « On a le sentiment que certains vivent dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués ». Sa phrase lors d’une rencontre avec une mère d’un demandeur d’emploi, « Je suis sûr qu’il y a dix offres d’emploi » sur le Vieux-Port de Marseille, a également été vivement critiquée. Ces propos rappellent son célèbre « Il n’y a qu’à traverser la rue » lancé à un jeune chômeur cinq ans auparavant.
Enfin, Macron a suscité la polémique en déclarant qu’il était un « grand admirateur » de l’acteur Gérard Depardieu, visé par des accusations de viol et d’agression sexuelle. En désavouant sa ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, qui avait déclaré que les propos de Depardieu faisaient honte à la France, Macron a invoqué « la présomption d’innocence » et a critiqué les « emballements sur des propos tenus ».
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