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Franchise médicale sur les médicaments doublée : le gouvernement franchit le pas dans un climat de dégradation.

Un euro non remboursé sur chaque boîte de médicament

Le gouvernement français a pris la décision d’augmenter les frais supportés par les assurés sociaux pour leurs dépenses de soins. Cette mesure vise à faire face à la détérioration des comptes de la Sécurité sociale, mais est critiquée par les associations de patients.

À partir de fin mars, la franchise sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux passera de 50 centimes à 1 euro. De plus, les frais de transports sanitaires seront doublés, passant à 4 euros. D’ici début juin, les participations forfaitaires sur les consultations médicales, les actes médicaux et les examens biologiques seront également doublées, atteignant 2 euros.

Le président Emmanuel Macron avait défendu cette augmentation des franchises médicales lors de sa conférence de presse le 16 janvier. Le gouvernement évoquait cette mesure depuis plusieurs mois, mais avait attendu les débats sur le budget de la Santé 2024 pour trancher. Selon les estimations gouvernementales, cette mesure devrait permettre d’économiser 800 millions d’euros pour les caisses de la Sécurité sociale.

Cependant, le gouvernement maintient les deux plafonds annuels à 50 euros pour les franchises et les participations forfaitaires. Cette mesure vise à protéger les personnes atteintes de pathologies lourdes nécessitant de nombreux traitements. Le gouvernement souligne également que les franchises et les participations forfaitaires ne s’appliquent pas aux mineurs, aux femmes bénéficiant de l’assurance maternité, ainsi qu’aux personnes aux revenus très modestes bénéficiant de la complémentaire santé solidaire.

Néanmoins, la fédération d’associations de patients France Asso Santé et le principal syndicat de médecins généralistes, MG France, critiquent ces décisions, en particulier leur impact sur les personnes les plus vulnérables. Selon le président de France Asso Santé, cette mesure ne permettra pas de responsabiliser les patients et les personnes ayant besoin de soins. Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, dénonce quant à lui une « double peine : être malade et payer deux fois plus » et qualifie cette mesure de « coup de canif ». Il ajoute que les personnes atteintes de maladies chroniques ou les personnes âgées atteindront rapidement les plafonds actuels et les atteindront encore plus rapidement en doublant les frais.

La rédaction de Commons

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