Gérald Darmanin veut faire payer aux parents les dégâts causés par leurs enfants lors des blocages de lycées
Gérald Darmanin demande aux procureurs d’engager la responsabilité des parents pour les dégâts causés lors des blocages de lycées.
Gérald Darmanin veut engager la responsabilité des parents
Au lendemain d’une réunion avec les procureurs généraux, Gérald Darmanin a demandé au parquet de rechercher la responsabilité civile des parents lorsque des mineurs seraient impliqués dans des dégradations commises pendant le mouvement de blocage de lycées. Invité de RTL vendredi 2 octobre, le ministre de la Justice a estimé que les familles devaient prendre en charge les réparations des dégâts provoqués par leurs enfants.
« Ce n’est pas le mineur qui paye, ce sont les parents : aujourd’hui, c’est aussi un problème de parents », a déclaré Gérald Darmanin. Le ministre a ainsi défendu une réponse fondée sur la réparation des dommages plutôt que sur le seul recours à l’enfermement, qu’il a jugé moins utile dans ce contexte.
La démarche vise notamment les dégradations commises contre des équipements publics ou des établissements scolaires. « Lorsqu’on détruit des lycées, lorsqu’on s’attaque à des abribus, lorsqu’on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents désormais », a insisté le garde des Sceaux.
Gérald Darmanin a également interrogé le rôle des familles face à des adolescents âgés de 15 ou 16 ans impliqués dans des violences ou des dégradations. « Que font des gamins de 15-16 ans à attaquer des abribus ou leur chef d’établissement ? », a-t-il demandé, en appelant les parents à assumer pleinement leurs responsabilités.
Le ministre a toutefois rappelé que la décision finale ne lui appartenait pas. Il a déclaré espérer que « les magistrats du siège confirmeront » les demandes formulées par les procureurs. Cette précision souligne que les réquisitions du parquet ne suffisent pas, à elles seules, à déterminer l’issue des procédures : les décisions relèvent ensuite des juridictions compétentes.
Environ 2 000 gardes à vue depuis le début du mouvement
Pour justifier la fermeté de son discours, Gérald Darmanin a également livré un bilan des interpellations. Depuis le début du mouvement, environ 2 000 personnes auraient été placées en garde à vue, dont 90 % de mineurs, selon les chiffres communiqués par le ministre au cours de son entretien avec RTL.
Il a ajouté qu’un tiers des personnes interpellées l’avaient été pour des violences commises contre des personnes. Ces chiffres, présentés par le ministre de la Justice, sont donc à comprendre comme un état des lieux communiqué par le gouvernement et non comme le résultat détaillé d’une source indépendante mentionnée dans l’article.
Gérald Darmanin a par ailleurs dénoncé l’action d’une « minorité agissante et violente ». Il a émis des réserves sur l’identité de certains participants, affirmant ne pas être « tout à fait certain qu’ils soient d’ailleurs des lycéens ». Cette déclaration constitue une appréciation politique du ministre et ne permet pas, à elle seule, d’établir la qualité ou le profil de l’ensemble des personnes interpellées.
Une annonce attribuée à une interview sur RTL
La principale source citée dans l’article est l’entretien accordé par Gérald Darmanin à RTL le vendredi 2 octobre. Il s’agit d’une source directe pour rapporter les propos du ministre et les chiffres qu’il a lui-même avancés. Elle est donc pertinente pour rendre compte de sa position et de ses intentions à l’égard des procureurs.
Sa fiabilité doit toutefois être appréciée avec prudence lorsqu’il est question du nombre de gardes à vue, de la proportion de mineurs ou de la répartition des faits reprochés. L’article ne cite ni document judiciaire, ni bilan officiel détaillé, ni source indépendante permettant de vérifier ces données. Elles doivent par conséquent être présentées comme des chiffres communiqués par Gérald Darmanin, et non comme des éléments définitivement établis par une enquête distincte.
L’annonce du ministre marque en tout cas une volonté de responsabiliser financièrement les familles en cas de dégâts imputés à leurs enfants. Elle s’inscrit dans un contexte de tensions autour des blocages de lycées et des violences signalées depuis le début du mouvement. La mise en œuvre concrète de cette orientation dépendra désormais des procédures engagées et des décisions rendues par les juridictions compétentes.