Greenwashing : accord des eurodéputés pour interdire les allégations environnementales trompeuses et protéger les consommateurs
Les eurodéputés ont récemment approuvé une nouvelle législation visant à interdire les allégations environnementales trompeuses sur les étiquettes et publicités. Cette interdiction vise à protéger les consommateurs en interdisant les expressions vagues et génériques qui ne sont pas accompagnées de preuves détaillées. Les allégations d’impact environnemental neutre ou positif, basées uniquement sur la compensation des émissions de carbone, sont également interdites.
Cette législation vise également à lutter contre l’obsolescence précoce des produits. Les affirmations non étayées sur la durée de vie des produits et les incitations à remplacer prématurément les « consommables » sont désormais interdites. Le texte exige également que les promesses de performances environnementales futures soient accompagnées d’un plan réaliste et examiné de manière indépendante. Seuls les labels de durabilité basés sur des systèmes de certification approuvés par les autorités seront autorisés.
Cette décision a été saluée par la coalition d’ONG environnementales ECOS, qui a néanmoins souligné que la surveillance du marché reste insuffisante. Ils ont appelé les États membres et les eurodéputés à accélérer leurs négociations sur un autre projet de législation plus ambitieux pour lutter contre le « greenwashing ».
L’accord trouvé entre les États membres et le Parlement européen en septembre a été approuvé par 593 voix pour, 21 contre et 14 abstentions lors de la séance plénière à Strasbourg. Ce texte devra être transposé par les États dans les deux ans à venir.
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