Israël : Adoption d'une loi de privatisation de l'audiovisuel public par le Parlement
Controverse autour de la privatisation du service public audiovisuel en Israël
La décision du Parlement israélien d’approuver, lors d’un vote préliminaire, une proposition de loi de privatisation du service public de l’audiovisuel a suscité un tollé dans l’opposition. Le projet de loi présenté par le ministre des Communications Shlomo Karhi vise à fermer la chaîne de télévision Kan et les radios publiques dans les deux ans, permettant ainsi à des entreprises privées de les racheter et d’obtenir des autorisations de diffusion.
Cette décision a été fortement critiquée par le chef de l’opposition Yaïr Lapid, un ancien journaliste, qui a dénoncé « une attaque contre la démocratie et la liberté d’expression ». Il a souligné l’importance de la liberté d’expression dans un État démocratique, accusant le gouvernement de vouloir restreindre cette liberté en muselant la presse libre. En réponse, le ministre des Communications a justifié la loi en évoquant une idéologie d’économie libérale, tout en qualifiant la chaîne Kan de média appelant à la haine contre l’État d’Israël.
Le groupe Kan a réagi vivement à ce vote, dénonçant dans un communiqué une nouvelle étape vers la prise de contrôle de la radiodiffusion publique, sa liquidation et la vente de ses actifs à des capitaux privés. Cette privatisation suscite des inquiétudes quant à l’indépendance des médias et à la diversité des voix médiatiques en Israël.
Relations tendues entre le gouvernement israélien et les médias de gauche
En parallèle de cette décision de privatisation du service public audiovisuel, le gouvernement israélien a également voté la rupture de tout lien entre l’État et le quotidien de gauche Haaretz. Cette rupture implique que l’État ne diffusera plus de messages publics ni de campagnes de publicité dans le journal, marquant ainsi un nouveau tournant dans les relations entre le gouvernement et les médias de gauche en Israël.
Cette mesure a été perçue comme une tentative de restreindre la visibilité et l’influence des médias critiques envers le gouvernement, soulevant des préoccupations quant à la liberté de la presse et à la diversité des opinions médiatiques dans le pays. Les médias de gauche, dont Haaretz, jouent un rôle essentiel dans le débat public et la surveillance des institutions gouvernementales, et leur mise à l’écart par l’État pourrait avoir des répercussions sur la transparence et la démocratie en Israël.
La décision de couper les liens avec Haaretz et de privatiser le service public audiovisuel soulève des questions fondamentales sur la liberté d’expression, l’indépendance des médias et la pluralité des opinions en Israël. Ces mesures soulèvent des inquiétudes quant à la concentration du pouvoir médiatique entre les mains d’acteurs privés et à l’affaiblissement de la diversité éditoriale dans le pays.
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L’article synthétise la décision controversée du Parlement israélien de privatiser le service public audiovisuel et les conséquences de cette décision sur la liberté