Procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron le procureur requiert 3 à 12 mois de prison avec sursis pour neuf des dix prévenus peine la plus lourde visant Aurélien Poirson Atlan suspension de comptes en débat
Le procureur requiert 3 à 12 mois avec sursis pour neuf prévenus; suspension de comptes demandée pour les instigateurs. Plaidoiries à suivre.
Le deuxième jour du procès des personnes poursuivies pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron a été marqué par des réquisitions de peines allant de trois à douze mois d’emprisonnement avec sursis contre neuf des dix prévenus, devant le tribunal correctionnel de Paris.
Les réquisitions détaillées et la qualification des faits
Le procureur Hervé Tétier a demandé la peine la plus lourde — douze mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 8 000 euros — à l’encontre d’Aurélien Poirson‑Atlan, connu sous le pseudonyme Zoé Sagan, considéré comme l’un des « instigateurs » de la diffusion de l’infox selon l’accusation. En complément, le parquet a réclamé la suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux pendant six mois.
Deux autres personnes qualifiées d’instigatrices — la « médium » Delphine S. (qui publie sous le nom d’Amandine Roy) et le galeriste Bertrand S. — se sont vues opposer des réquisitions moins lourdes : six mois d’emprisonnement avec sursis, la même suspension de comptes et des amendes respectives de 4 000 et 3 000 euros.
Les autres prévenus, décrits par le parquet comme des « suiveurs », ont fait l’objet de réquisitions plus légères : trois d’entre eux se voient demander quatre mois de prison avec sursis, et un autre une peine de travail d’intérêt général. Le procureur a indiqué avoir pris en compte le faible nombre de mentions au casier judiciaire des prévenus, parlant d’un « casier quasi‑vierge ». L’audience s’est poursuivie par les plaidoiries des avocats de la défense.
Enjeux juridiques et portée des peines demandées
La procédure illustre la difficulté pour les juridictions de répondre à des formes de harcèlement diffus et amplifiées par les réseaux sociaux. Le cyberharcèlement peut être poursuivi au titre des délits de harcèlement moral ou d’atteinte à l’intimité et à l’honneur, et les juges considèrent aujourd’hui la dynamique collective — le « harcèlement en meute » — comme un élément aggravant pertinent pour la détermination de la peine.
L’usage de peines complémentaires, telles que la suspension temporaire d’accès aux comptes sur les plateformes numériques, traduit la volonté du parquet d’articuler des sanctions pénales avec des mesures visant à limiter la récidive et l’accès aux moyens de diffusion des messages. Les montants d’amende et la nature des peines sollicitées montrent aussi que le parquet cherche à distinguer les rôles des protagonistes : instigateurs, relais et simples suiveurs.
Parallèlement aux éléments pénaux, le dossier met en lumière les effets extra‑judiciaires d’une infox à large diffusion : atteinte à la réputation, mise en lumière médiatique, et retentissement international quand la rumeur se propage au‑delà des frontières.
Relevé · Fiabilité des sources citées
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Ce qui reste à suivre
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Les plaidoiries de la défense, annoncées pour la soirée, doivent encore être entendues intégralement avant que le tribunal ne rende son jugement. La décision finale prendra en compte les réquisitions, les arguments des avocats, les éléments de preuve produits et la personnalité de chaque prévenu.
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