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Scandale : La ministre de la Santé Agnès Firmin Le Bodo visée par une enquête pour cadeaux non déclarés d'une valeur de 20 000 euros

Tout juste promue ministre de la Santé par intérim, Agnès Firmin Le Bodo fait face à une affaire judiciaire. Selon une enquête publiée par Mediapart le jeudi 21 décembre, la successeure d’Aurélien Rousseau aurait reçu des cadeaux non déclarés d’une valeur de 20 000 euros de la part des laboratoires Urgo lorsqu’elle était pharmacienne. La ministre a confirmé vendredi être l’objet d’une enquête judiciaire.

Selon Mediapart, Agnès Firmin Le Bodo aurait reçu à 21 reprises, entre 2015 et 2020, des produits de luxe d’une valeur totale de 20 000 euros de la part des laboratoires Urgo. Parmi les cadeaux mentionnés par le site d’information figurent des magnums de champagne, des bouteilles de vin, des smartphones, une télévision, des montres et des coffrets pour des week-ends. Une partie de ces cadeaux aurait été reçue après son élection en tant que députée en 2017.

En janvier, les laboratoires Urgo ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Dijon à une amende de 1,12 million d’euros, dont 625 000 euros avec sursis, pour avoir offert des cadeaux à des pharmaciens en échange de l’abandon de remises commerciales. Suite à cette condamnation, la répression des fraudes a ouvert des enquêtes auprès des pharmacies concernées. En Normandie, une quarantaine de dossiers ont été examinés, selon les informations de Mediapart.

Mediapart affirme que c’est dans ce cadre que la ministre « est visée par une enquête judiciaire ouverte en juin 2023 pour avoir reçu des cadeaux, sans les déclarer ». Le procureur de la République du Havre, Bruno Dieudonné, a confirmé jeudi à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte dans le prolongement de l’affaire des laboratoires Urgo.

La loi dite « anti-cadeaux » de 1993 interdit aux professionnels de santé de recevoir des avantages de la part des industries de santé. Des dérogations existent dans certaines situations précises, comme la rémunération pour des activités de recherche ou les frais de déplacement pour assister à un congrès médical. Ces avantages doivent être déclarés sur la plateforme Transparence-Santé. Selon Mediapart, il n’y a aucune mention de liens d’intérêt avec les laboratoires Urgo dans les déclarations de la ministre.

Agnès Firmin Le Bodo a confirmé l’existence de l’enquête lors d’une interview sur France Bleu Normandie, sans donner plus de détails. Son conseiller presse a précisé à Mediapart qu’une audition aurait lieu en janvier. Le ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, a souligné l’importance de l’exemplarité en politique lorsqu’il était interrogé sur cette affaire par franceinfo. Il a également déclaré qu’il faut laisser la justice faire son travail et dire sa vérité.

Il est important de souligner que les informations concernant cette affaire proviennent du site d’information Mediapart. En tant que lecteurs, il est essentiel de vérifier la fiabilité des sources citées dans un article avant de les considérer comme véridiques.

La rédaction de Commons

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