Hantavirus à bord du MV Hondius : évacuations, cas confirmés et mesures sanitaires alors que le navire reste bloqué au Cap‑Vert en attente d’un débarquement vers les îles Canaries
Suivez l'évolution de l'hantavirus à bord du MV Hondius : évacuations, diagnostics et mesures sanitaires coordonnés par l'OMS et les autorités.
Mercredi 6 mai, la situation à bord du navire d’expédition MV Hondius restait incertaine pour ses 88 passagers et 59 membres d’équipage, bloqué depuis dimanche à proximité du port de Praia, capitale du Cap‑Vert. Les autorités sanitaires internationales et nationales ont engagé des opérations médicales et logistiques après l’apparition de cas liés à un hantavirus, une infection pouvant entraîner un syndrome respiratoire sévère.
Évacuations et prise en charge médicale
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi le début de l’évacuation de personnes nécessitant des soins : deux membres d’équipage symptomatiques et une personne cas‑contact qui avait présenté une légère fièvre mais était devenue asymptomatique. Le directeur général de l’OMS a indiqué que ces personnes avaient été évacuées et étaient en route pour recevoir des soins aux Pays‑Bas. Selon l’OMS, les deux membres d’équipage — de nationalités britannique et néerlandaise — étaient décrits comme stables et ne nécessitaient pas d’hospitalisation immédiate, tandis que l’état d’autres personnes à bord restait à confirmer.
Le ministère de la Santé espagnol a toutefois précisé mardi soir que le médecin du bord se trouvait dans un état grave et qu’une demande officielle avait été formulée pour son transfert aux Canaries par avion médicalisé. Oceanwide Expeditions, la compagnie qui exploite le MV Hondius, a pour sa part indiqué qu’aucun nouveau cas symptomatique n’avait été identifié au moment de son communiqué.
Destination et mesures sanitaires pour le débarquement
Une fois les personnes malades évacuées, le navire doit mettre le cap sur les îles Canaries, où il est attendu d’ici « trois à quatre jours », selon le ministère de la Santé espagnol — le port d’arrivée restant à définir entre Grande Canarie et Tenerife selon la compagnie. Le ministère précise que l’opération de débarquement et de transfert vers les pays d’origine sera réalisée dans des espaces et moyens de transport spécialement aménagés afin d’éviter tout contact avec la population locale. L’OMS a estimé que le Cap‑Vert ne disposait pas des capacités nécessaires pour gérer l’opération et que les Canaries étaient le lieu le plus proche disposant des ressources requises.
Sur le navire se trouvent, d’après les communiqués, cinq touristes français signalés par le ministère français de la Santé. Les passagers ont été invités à respecter la distanciation physique et à rester dans leurs cabines autant que possible, tandis que l’équipage procède à des examens et à la surveillance sanitaire.
Parallèlement, un passager de la croisière a été hospitalisé à Zurich et testé positif à l’hantavirus. Les autorités suisses indiquent que cet homme et son épouse revenaient d’un voyage en Amérique du Sud fin avril ; son épouse est isolée par mesure de précaution mais ne présentait pas de symptômes au dernier pointage communiqué. L’OMS faisait déjà état mardi de deux infections confirmées en laboratoire : une Néerlandaise de 69 ans, décédée, et un Britannique du même âge hospitalisé en Afrique du Sud.
Au total, trois cas confirmés et plusieurs cas suspects — dont deux décès — ont été mentionnés dans les communications publiques. L’OMS travaille à reconstituer la chaîne d’événements ayant mené aux infections. Compte tenu d’une période d’incubation pouvant aller de une à six semaines, les experts cités par l’agence estiment plausible que des infections aient été contractées en dehors du navire, « peut‑être lors d’activités à l’extérieur » avant l’embarquement, le navire étant parti d’Ushuaïa (Argentine) début avril.
Les autorités sud‑africaines ont indiqué que la souche détectée chez l’un des passagers évacués était de type Andes, le seul hantavirus pour lequel une transmission interhumaine limitée a été documentée. L’OMS insiste cependant sur le caractère « faible » du risque pour le grand public, soulignant que l’hantavirus ne se propage pas de la même manière que la grippe ou le Covid‑19.
Impressions à bord et communication
Des témoignages publiés sur les réseaux sociaux par des passagers décrivent une atmosphère mêlée d’inquiétude et de résignation : certains évoquent des photos et vidéos montrant des personnes prenant l’air sur le pont ou restant confinées dans leurs cabines, tandis que d’autres signalent que la majorité des passagers restent calmes et occupés (lecture, films, boissons chaudes). Les autorités et l’armateur insistent sur la nécessité d’un suivi médical strict et d’une coordination internationale pour le rapatriement.
Évaluation de la fiabilité des sources citées : l’article original s’appuie principalement sur des communiqués et déclarations d’organismes officiels (OMS, ministères nationaux de la Santé du Cap‑Vert, d’Espagne, de Suisse et d’Afrique du Sud) et sur des prises de parole d’Oceanwide Expeditions. Ces sources institutionnelles sont généralement fiables pour les faits médicaux et logistiques, même si leur information évolue rapidement et doit être mise à jour en continu. Les témoignages de passagers relayés via les réseaux sociaux (Instagram, vidéos virales) apportent un éclairage direct sur le vécu à bord, mais sont de nature anecdotique et doivent être recoupés avec les communiqués officiels. En synthèse, les éléments médicaux et décisionnels cités sont fondés sur des sources autorisées ; les informations issues des réseaux sociaux sont utiles pour le contexte mais moins fiables isolément.
L’OMS poursuit la coordination des opérations et des investigations. Les autorités compétentes continuent d’informer au fur et à mesure que la situation évolue et que de nouveaux résultats de dépistages et d’analyses biologiques sont disponibles.