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À Dunkerque, le parquet demande la requalification en crime raciste du meurtre de Djamel Bendjaballah

Le parquet de Dunkerque demande la requalification en crime raciste du meurtre de Djamel Bendjaballah, tué en août 2024.

Le parquet de Dunkerque a demandé la requalification du dossier concernant la mort de Djamel Bendjaballah en meurtre commis « en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion ». Cette démarche, annoncée par la procureure de Dunkerque Charlotte Huet, pourrait donner une dimension criminelle et raciste aux poursuites visant Jérôme D., mis en examen après la mort de cet homme de 43 ans.

Une demande fondée sur de nouveaux éléments de l’enquête

Djamel Bendjaballah est mort le 31 août 2024 à Cappelle-la-Grande, dans le Nord. Selon les éléments rapportés dans l’article d’origine, il a été percuté puis écrasé par l’ancien mari de sa compagne, sous les yeux des enfants des deux hommes. Jérôme D. a depuis été mis en examen dans cette affaire.

Le parquet indique avoir demandé la requalification du dossier le 23 juin. Charlotte Huet explique que cette décision repose sur « différents éléments utiles » recueillis au cours de l’enquête et versés à la procédure. La procureure n’en a toutefois pas détaillé la nature. Cette prudence est importante : à ce stade, le parquet formule une demande, mais la qualification définitive des faits ne lui appartient pas entièrement.

Dans le cadre de cette démarche, le ministère public a également sollicité la mise en examen de Jérôme D. pour un crime commis en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion. Selon la procureure, cette mesure ne pourra intervenir qu’après l’audition du mis en cause par le magistrat instructeur sur ces faits précis.

La famille évoque des insultes racistes et des plaintes classées

La famille de Djamel Bendjaballah réclamait depuis longtemps que la dimension raciste du dossier soit prise en compte. Elle s’appuie notamment sur des échanges dans lesquels Jérôme D. aurait employé le terme « bougnoule » à l’égard de la victime. Plusieurs plaintes déposées par Djamel Bendjaballah pour des injures racistes avaient également été classées sans suite avant les faits.

Lors d’un rassemblement organisé devant le palais de justice de Dunkerque en mai 2025, la mère de la victime avait décrit une scène particulièrement violente. Elle avait affirmé que Jérôme D. avait percuté son fils, avant de reculer puis de l’écraser une nouvelle fois. Ces déclarations, rapportées par l’article, illustrent la gravité des faits dénoncés par les proches, mais doivent être distinguées des éléments définitivement établis par la justice.

La famille et plusieurs associations antiracistes affirment par ailleurs que le mis en cause appartenait à la Brigade française patriote, présentée comme un groupuscule d’extrême droite. L’article ne fournit cependant pas d’élément indépendant permettant de vérifier cette appartenance. Ce point doit donc être considéré avec prudence tant qu’il n’est pas confirmé par une source judiciaire ou par des documents vérifiables.

Une avancée saluée par SOS Racisme

SOS Racisme, qui souhaite se constituer partie civile si la requalification est actée, a salué la demande du parquet. Dans un communiqué, l’association l’a qualifiée d’« avancée attendue depuis trop longtemps ». Elle estime que la justice doit examiner les faits « sans détourner le regard de leur dimension raciste ».

La position de SOS Racisme constitue un éclairage militant sur le dossier, mais ne remplace pas les constatations des enquêteurs ni les décisions des magistrats. De la même manière, les déclarations de la famille permettent de comprendre les attentes des proches, sans préjuger de l’issue de la procédure.

La source la plus directement fiable citée dans l’article est le parquet de Dunkerque, par l’intermédiaire de la procureure, pour ce qui concerne la demande de requalification et son calendrier. L’article mentionne également une information publiée par le média en ligne Blast, dont la fiabilité dépend des documents consultés et des recoupements réalisés. Les éléments attribués à la famille, aux associations et aux participants au rassemblement doivent, eux, être présentés comme des témoignages ou des prises de position. La qualification de crime raciste ne sera définitivement retenue qu’à l’issue des décisions judiciaires compétentes.

La rédaction de Commons

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