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Affaire Lyhanna : la plainte de la mère de Rosa contre Gérald Darmanin classée sans suite par la Cour de justice de la République

La plainte contre Darmanin déposée par la mère de Rosa est classée sans suite par la CJR. Découvrez les motifs de cette décision.

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) a classé sans suite la plainte déposée contre Gérald Darmanin par la mère de Rosa, une enfant qui accuse Jérôme Barella de viols répétés. La décision, prise le 8 septembre 2026, a été annoncée lundi 14 septembre par Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation.

La mère de Rosa avait saisi la CJR le 29 juin, en visant notamment des faits de « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » et de « non-assistance à personne en danger ». Elle reprochait au garde des Sceaux de ne pas avoir permis à l’institution judiciaire de traiter efficacement les plaintes concernant les violences sexuelles commises sur des mineurs, alors que des dysfonctionnements avaient déjà été identifiés.

Une plainte déposée après la mort de Lyhanna

Cette procédure s’inscrit dans le contexte de l’affaire Lyhanna. Âgée de 11 ans, l’enfant a été retrouvée morte le 4 juin 2026 dans le Gers, après avoir disparu quelques jours plus tôt. Jérôme Barella, présenté comme le principal suspect dans cette affaire, avait déjà fait l’objet d’une plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa.

Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, Rosa avait alors dénoncé des violences sexuelles qui auraient été commises à de nombreuses reprises. Sa mère évoque une cinquantaine de viols. Ces accusations sont toutefois formulées dans le cadre d’une enquête et doivent, à ce stade, être distinguées de faits définitivement établis par une décision de justice.

Malgré cette plainte, Jérôme Barella n’avait pas été entendu par les enquêteurs avant l’affaire Lyhanna. Cette situation a suscité de nombreuses interrogations sur le suivi de la procédure, la circulation des informations entre les services et la capacité de la justice à évaluer rapidement la dangerosité d’un suspect visé par des accusations de violences sexuelles sur mineure.

La CJR estime que les infractions ne sont pas caractérisées

Dans un communiqué, Rémy Heitz a rappelé que la plainte reprochait au ministre de la Justice de ne pas avoir mis l’institution judiciaire « en mesure d’assurer un traitement efficace » des plaintes relatives aux violences sexuelles sur mineurs. La commission des requêtes n’a toutefois pas retenu les qualifications pénales invoquées par la plaignante.

Elle a estimé que les infractions de mise en danger de la vie d’autrui et de non-assistance à personne en danger n’étaient pas caractérisées. En conséquence, elle a décidé de classer la plainte sans suite. D’après les informations publiées, cette décision n’est susceptible d’aucun recours.

Le classement ne signifie pas que les interrogations portant sur le traitement initial de la plainte de Rosa sont définitivement écartées. Il signifie que, dans le cadre précis de la procédure engagée contre Gérald Darmanin devant la CJR, les conditions nécessaires à l’ouverture de poursuites n’ont pas été jugées réunies.

La décision a été vivement critiquée par Pierre Debuisson, l’avocat de la mère de Rosa. Auprès de l’Agence France-Presse, il a regretté que la commission n’ait pas examiné, selon lui, la plainte de manière suffisamment approfondie. L’avocat a également dénoncé une décision « lapidaire » et estimé qu’elle consacrait « l’impunité du garde des Sceaux et de l’administration du ministère de la Justice ». Ces propos reflètent la position de la défense et ne constituent pas les motifs de la décision judiciaire.

Des sources globalement solides, mais à distinguer

Les informations centrales de cet article reposent principalement sur l’annonce attribuée à Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, ainsi que sur les déclarations de l’avocat recueillies par l’AFP. Ces sources sont de premier plan pour établir la date de la décision, l’autorité qui l’a annoncée et la réaction de la défense. Les articles de presse cités, notamment ceux de Libération, TF1 Info et Le Parisien, permettent de recouper le contexte de l’affaire Rosa et les éléments connus de la procédure.

Leur fiabilité doit néanmoins être appréciée avec prudence sur les accusations visant Jérôme Barella. Les faits dénoncés par Rosa relèvent d’une procédure judiciaire et ne peuvent être présentés comme définitivement établis tant qu’une décision de justice n’a pas tranché. De même, les critiques formulées par l’avocat doivent être clairement distinguées de l’analyse juridique de la commission des requêtes. La décision de classement concerne la plainte visant Gérald Darmanin ; elle ne constitue pas un jugement sur la réalité des violences dénoncées par Rosa.

La rédaction de Commons

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